LEGENDE
de
la CARTE des corniches du Causse
Méjean
Le circuit proposé sur cette carte (dont
le départ se situe au terminus de la route qui monte du Rozier) permet
de voir les plus beaux sites des corniches sans être trop long : il
demande 4 à 5 heures de marche. On peut donc le parcourir en
un aprés-midi, mais mieux vaut partir le matin et y consacrer la journée
pour flaner, contempler, photographier, ou faire des digressions, ou attendre
un vol de vautours.
De bons marcheurs pourront y ajouter une incursion à l'ermitage
de St-Pons, ou allonger ce circuit de plusieurs heures (et alors y consacrer
une longue journée) en continuant vers l'amont le parcours de la corniche
du Tarn pour visiter les sites du Rocher de Cinglegros, de la Baousse
del Biel (une arche) et du Pas de l'Arc, puis revenir, par une piste
du causse passant par les hameaux de La Bourgarie et Volcégure,
au col de Cassagnes où ils retrouveront le circuit ici proposé.
Ce circuit peut à la rigueur être parcouru dans l'autre
sens, mais le sens indiqué, celui des aiguilles d'une montre, est de
beaucoup préférable.
Il est recommandé de se munir d'eau : on trouve un robinet
au point de départ, au pied du chateau d'eau, et sur le circuit, une
source, la "fontaine du Teil".
Les numéros
renvoient à ceux figurant sur la carte le long du circuit.
1.
Le point de départ
se situe au 4e lacet de la petite route qui monte vers les hauts du
village du Rozier en direction de Capluc, à hauteur d'une antenne et
d'un chateau d'eau (altitude : 500 m), où on peut garer les voitures
(on peut d'ailleurs monter là à pied par un chemin qui, commençant
par un escalier entre deux maisons, part de l'endroit où, à
l'entrée du village, à 250 m. du pont sur le Tarn (altitude
: 405 m.), la route se divise en deux branches en sens unique).
Par la piste caillouteuse qui prolonge la route, en forte pente
et cimentée sur la fin, on atteint, sous le rocher de Capluc, un petit
parking où elle se termine et d'où part le sentier ; peu aprés
celui-ci traverse le hameau de Capluc par deux lacets rapprochés.
2. Blotti au pied du
rocher, côté sud, le hameau de Capluc
ne compte que quelques maisons pittoresques pour la plupart abandonnées.
Le sentier passe devant un four à pain. Dans sa traversée se
détachent du sentier deux embranchements, l'un pour le Rocher de Capluc
(crampons, mains courantes, échelles de fer, pour atteindre la terrasse
sommitale, d'où la vue plonge sur le confluent de La Jonte et du Tarn),
l'autre pour l'ermitage de St-Pons (auquel on peut accéder par un sentier
beaucoup plus court qui se détache du circuit peu avant son arrivée
sur le causse). Aprés le hameau le sentier descend légèrement
puis entame une longue traversée horizontale, à flanc, sur le
versant de la Jonte, au pied d'une murette.
3.
A 250 mètres du hameau on trouve dans cette murette un escalier
: c'est le point de départ du trés
beau "sentier Jacques Brunet" par lequel il est recommandé
de gagner le "col des 2 canyons", au lieu de continuer à
flanc pour monter sans difficulté à ce col, plus loin, dans
le "ravin des échos", par un chemin en lacets (qu'on empruntera
de toutes façons au retour, à la descente).
Ce sentier spectaculaire est signalé à son
point de départ par une pancarte qui le donne comme étant "trés
difficile". C'est vrai pour des personnes impressionnables, sujettes
au vertige, ou peu habituées à ce genre de sentier escarpé
: il implique en effet de l'escalade sur une arête rocheuse aérienne.
En fait il s'agit d'une escalade peu difficile, ne dépassant pas le
II, peu exposée, qui, survolant les gorges des deux côtés,
enchantera des randonneurs ou des montagnards aguerris
4. Le sentier Jacques Brunet
monte rapidement, dans la végétation, avec quelques passages
rocheux, vers l'arête entre Tarn et Jonte,
qu'il atteint au niveau d'un petit balcon d'où l'on domine Capluc,
les villages de Peyreleau et du Rozier, et le confluent des deux gorges.
5. A partir de ce petit belvédère
et jusqu'à "l'Enclume" le sentier
Jacques Brunet, balisé par des points rouges peu marqués,
parcourt la partie le plus souvent rocheuse de l'arête, d'abord ascendante,
puis horizontale et enfin descendante. Peu après le départ il
s'écarte brièvement de l'arête sur le versant du Tarn
mais y remonte aussitôt. L'escalade, notamment dans une première
cheminée tortueuse, puis pour franchir un petit mur, n'est pas difficile
(pas plus de II) , les prises étant nombreuses, énormes et solides.
(pour se faire une idée de ce parcours il n'y a rien
de mieux que de visionner les premières minutes de la vidéo
signalée dans la page Courses)
6. Aprés une
courte descente on arrive ainsi au pied d'un gros rocher planté sur
l'arête, visible de loin, dont la forme a imposé son nom : "l'Enclume".
7. Le sentier, aprés une
traversée horizontale vers la gauche, s'engage dans une cheminée
boisée abrupte où la montée nécessite
de poser les mains sur les troncs des arbustes ou sur des rochers. A la sortie
de cette cheminée, sur un palier, commence à gauche (nord) le
parcours grossièrement horizontal de la corniche du Tarn : le sentier
contourne une crête rocheuse puis en suit la base dans une forêt
de pins, sur un tapis de mousses.
8. On arrive ainsi juste
au-dessous du col dit "col des Deux canyons"
(766 m) (accessible côté Jonte par le chemin du "ravin des
échos"), au pied du soubassement d'un énorme rocher, sorte
de proue qu'avance vers l'ouest le causse Méjean, le "rocher de
Francbouteille". Il est marqué par une plaque à la mémoire
de Jacques Brunet et d'un membre du CAF..
9. Laissant
le col à droite le sentier descend un peu puis la corniche longe la
base du rocher de Francbouteille, le
contourne, et continue vers le nord-est, bien
tracé, donnant accès à.plusieurs
belvédères qui offrent des vues sur des sites des gorges du
Tarn : l'ermitage de St-Pons, signalé par une roche décollée
et inclinée, et le gros rocher de Cinglegros notamment.
10.
Aprés avoir contourné un éperon le sentier arrive à
un endroit où s'en détachent deux courts embranchements, l'un
pour un belvédère (idéal pour casser la croûte),
l'autre pour une source, "la Fontaine du Teil",
dans
la végétation, filet d'eau
sortant d'une vasque sous un auvent rocheux.
11.
Le sentier se transforme alors en un chemin
ascendant, large et par endroits encore dallé, par lequel
les habitants du causse descendaient se ravitailler en eau et faire la lessive,
à la fontaine du Teil. S'en détache, à gauche, un sentier
permettant de descendre à l'ermitage de St-Pons.
12.
Le chemin arrive à un embranchement
: à gauche part le sentier par lequel se continue le parcours de
la corniche du Tarn jusqu'au site du" Pas de l'Arc", en passant
par ceux du" rocher de Cinglegros" et de la" Baousse del Biel"
; à droite le chemin (par lequel se poursuit le circuit proposé)
finit d'arriver sur le causse où il se transforme en une large piste.
13. De cette piste, qui mène plus loin au
col de Cassagnes et au hameau du même nom (d'ailleurs accessible par
la route à partir d'un village du causse : St-Pierre des Tripiers)
se détachent sucessivement à droite trois
pistes : une première qu'il ne faut pas prendre, puis une
deuxième et une troisième. Prendre de préférence
la deuxième aux abords du col (point culminant du circuit : 875 m.
où une pancarte signale le sentier de la corniche de la Jonte par un
balisage rouge et jaune). Elle descend doucement dans la forêt et rejoint
la troisième 200 ou 300 mètres plus loin.
14. Plus loin dans la forêt
on trouve une bifurcation : ne pas continuer
à droite, mais prendre la piste qui descend à gauche puis se
transforme progressivement en un sentier aux abords du vallon qui descend
du hameau de Cassagnes vers la Jonte.
15. A l'arrivée au
bord des pentes qui dévallent vers la Jonte se détache du circuit
un sentier qui permet de descendre à un village des gorges, le
Truel.
16.
Aprés un parcours tortueux le long duquel des belvédères
commencent à donner des aperçus sur les gorges, on arrive au
"balcon du vertige"qui marque
le début de la corniche de la Jonte proprement dite. Une rambarde métallique
permet de s'avancer au-dessus du vide et de contempler vers l'amont, en toute
sécurité, le splendide spectacle des gorges de la Jonte, au-delà
d'une tour rocheuse détachée de la paroi, appelée par
les grimpeurs "la Licorne". Il n'est pas rare de pouvoir y admirer
le vol majestueux des vautours fauves qui, sans un coup d'aile, par de larges
cercles, profitent des ascendances aériennes.
17.
Le sentier s'engage ensuite, vers l'ouest, sur l'impressionnante corniche
où, sur environ 500 mètres, plus
de 400 mètres au-dessus de la rivière et de la route des gorges,
il suit de plus ou moins prés le
bord de la grande (100 à 150 mètres de haut) et longue (environ
500 mètres) falaise de la Jonte,
paradis des grimpeurs, .
18.
A l'extrémité de ce parcours vertigineux le sentier,
aprés être monté d'une dizaine de mètres, en sinuant
dans la végétation, pour surmonter un ressant de la falaise,
passe devant une grande grotte, en partie
murée, ancienne bergerie qui peut au besoin sevir d'abri.
19. Juste aprés cette
grotte le sentier s'introduit dans un labyrinthe
rocheux et boisé,
faisant passer au pied de deux arcs et remonter un étroit défilé
rocheux, dédale où les
balises rouges et jaunes permettent de ne pas se perdre . A la sortie de ce
labyrinthe il serpente sur une surface plane d'où le plateau du causse
est facilement accessible, ce qui permet de monter, si on veut, sur un haut
promontoire rocheux dénommé "l'observatoire", dominant
le site des vases.
20.
Brusquement le sentier descend dans un couloir rocheux étroit
et abrupt, dit le "Pas du Loup",
barré à mi-hauteur par une barrière métallique
destinée à empécher les moutons du causse de se précipiter
dans le vide. Sa descente rapide en escalier débouche en effet sur
un balcon vertigineux et étroit (rambarde métallique) au pied
du "vase de Chine" (monolithe de 23 mètres de haut), d'où
se découvre un spectacle célèbre, celui du vase de Sèvres,
sur son haut piédestal de l'autre côté du profond et étroit
"cirque des vases", avec dans le fond l'"Enclume", le
rocher de Capluc et le village de Peyreleau.
21.
Faisant ensuite le tour du
"cirque des vases", le sentier permet d'aller au pied du vase
de Sèvres sur un étroit éperon qui s'avance
au-dessus du vide et d'où on découvre, vers l'amont,
au pied du vase de Chine, l'impresionnante "Roche décollée",
pan de falaise quadrangulaire détaché de la paroi, plus large
à son sommet qu'à sa base, et
donnant l'impression de vouloir glisser vers
le bas. Le site est dominé par le trés haut et gros éperon
de" l'Observatoire", dont la paroi est échancrée en
forme de chaire.
22.
Plus loin le sentier s'engage dans une traversée du "ravin
des échos", d'abord de sa partie orientale puis, aprés
le contournement de l'éperon qui le divise en 2, de sa branche occidentale
où il vient se brancher sur le chemin qui, dans ce ravin, descend du
"col des 2 canyons". On retrouve là les balises rouges et
blanches d'un GR. Il s'agit d'un large
chemin, encore dallé par endroits, qui déploie dans la forêt
ses 22 lacets. L'embranchement se fait au 5e
lacet depuis le col.
23. La longue descente
en forêt de ce chemin aboutit à une large brêche, dite
"Brêche magnifique"
parce qu'on y découvre, quand on vient
de Capluc, le spectacle que constituent
plus haut les vases dans leur écrin de falaises. Par un tracé
à flanc le sentier quitte ensuite le ravin des échos en passant
au pied d'une haute paroi rocheuse rebondie
appelée "le Révérend", et regagne Capluc après
avoir bouclé le circuit.
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Page mise à jour le 20 janvier 2020