Photos : page
de photos 8-5
Cascade
de l'extrémité sud de la corniche nord
Photos de Lucien Briet
(Musée
Pyrénéen de Lourdes) : photo
10 , Extrémité sud de la corniche nord

31
juillet 1897 "Le
chemin interrompu"
PHOTO dont on peut penser, si on la
confronte au texte du récit, que c'est celle de la deuxième
cascade qu'ont eu à affronter Lucien Briet et ses deux guides, à
l'extrémité sud de la corniche nord supportant le chemin
des mines, lorsqu'ils ont traversé la partie nord du cirque de Barrosa.
La personne qui y figure est probablement Henri Soulé,
le porteur de l'appareil photo.
A noter, dans le coin inférieur droit de la photo, l'ombre
du "riflard", sans doute chargé de protéger l'appareil
des embruns.
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![]() Cette PHOTO en couleur a été prise par hasard un 31 juillet, en 2004, donc exactement 107 ans aprés celle de L.Briet, probablement au même endroit, ou un peu au-dessous, à l'extrémité sud de la corniche de la falaise nord
du cirque. La cascade est beaucoup moins abondante, de même que
la neige.Au milieu de la photo on devine une trace rouge sur le rocher blanc (médaillon), à gauche de la cascade : c'est une flèche indiquant la direction du port de Barroude. |
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Le chemin a été taillé dans le revêtement
de calcaire crétacé du "socle".
Le contraste est frappant entre la roche noire et la roche blanche. Or ce
contact est anormal puisque la noire, une roche métamorphique
schisteuse de type ampélite datant du Silurien (environ -400 Millions
d'années), repose sans transition sur la blanche, une roche sédimentaire
calcaire beaucoup plus récente, datant du milieu du Crétacé
supérieur (environ -80 Ma). Il faut avoir présent à l'esprit
que l'ampélite, qui fait partie de la nappe de charriage, était
à l'origine, avant la formation des Pyrénées, une dizaine
de km plus au nord, avant d'être, lors de celle-ci, charriée
sur le calcaire.

Autre PHOTO (prise en automne, le
9-10-2005, alors que la cascade est presque tarie) de l'attaque de la corniche
nord quand on vient du sud. La couverture de calcaire crétacé
blanc du "socle", épaisse là d'environ 3 mètres,
y est particulièrement visible, reposant ici sur une roche grisâtre
appelée cornéenne. Aprés quelques mètres dans
le calcaire crétacé le chemin monte sur les ampélites
de la nappe de charriage : petit passage d'escalade facile de 2 m. de haut
(à l'origine ce passage devait être moins abrupt : la cascade
a dû, depuis, éroder les ampélites). Pour monter dans
ces ampélites on peut aussi s'avancer sur une dizaine de mètres
dans le calcaire pour trouver une courte escalade plus facile.
Au loin, le port de Barroude.