Photos : page de photos 4-5

    Le calcaire crétacé autochtone dans la vallée de Gavarnie

   Le "calcaire crétacé autochtone" est cette mince assise de calcaire datant du Crétacé supérieur qui, sous la nappe de Gavarnie, recouvre la surface du "socle". Elle est bien repérable dans le cirque de Barrosa et on y marche dessus quand on parcourt le chemin des mines. Mais elle est présente un peu partout sous le plan de chevauchement, dans la région,en particuler dans la vallée de Gavarnie, qui a donné son nom à cette nappe de charriage.
   
Dans cette vallée, entre le village et le cirque, on peut faire une balade en circuit, passant par l'Hôtel du cirque, qui permet de voir de près et de suivre cette lame de calcaire sur le versant oriental de la vallée puis sur son versant occidental
(voir la carte ci-dessous). C'est l'occasion géologique d'une balade sur sentier, peu fatigante (dénivelé total : 657 m.) et en même temps très belle, si bien qu'
il n'est pas besoin de s'intéresser à la géologie pour l'apprécier. Le plus souvent au-dessus de la vallée et loin de la foule, on reste tout le long du circuit (notamment au plateau de Bellevue) en vue du cirque, dans lequel on peut d'ailleurs au passage faire une incursion à partir de l'Hôtel qui se trouve à son entrée. On peut y consacrer une journée, par exemple au mois de juin ou au mois d'octobre, lors de la transition entre les activités montagnardes d'hiver et celles d'été.

   (Voir aussi :
  * dans
ce site
     
- la page de photos consacrée au calcaire crétacé autochtone dans le cirque de Barrosa, notamment la note 1 ;
      
- dans la page consacrée à des coupes géologiques, la coupe A ;
      
- au bas de la page consacrée aux plis du massif du Mont Perdu, le tableau du cirque de Gavarnie par Hugard de La Tour).

  *
 pour en savoir plus sur la nappe de charriage de Gavarnie, d'autres sites web consacrés à la géologie :  
      
- un site de la lithothèque de Toulouse
  
        -
un autre, de l'association "Les amis des sciences de la nature", où figure un article au format pdf de l'universitaire Claude Majesté-Menjoulas 
)

  

      
  
CARTE de la vallée de Gavarnie, topographique et géologique (simplifiée), situant le circuit par rapport au plan de chevauchement de la nappe de Gavarnie, donc à l'assise de calcaire crétacé autochtone sur laquelle elle repose, et par rapport au cirque.

Dénivelés du circuit.

       
   Eau-forte illustrant le livre de l'abbé Bernard Palassou, publié en 1781, "Essai sur la minéralogie des Monts Pyrénées". Son auteur est l'ingénieur-géographe François Flamichon (note 1). Sa représentation du "pic d'Allans" (qui désigne peut-être l'ensemble du versant oriental de la vallée de Gavarnie, ou les pics d'Astazou) est schématique et un peu fantaisiste mais il a bien vu (plus d'un siècle avant qu'apparaisse la notion de chevauchement) qu'il y a deux étages, l'un supérieur marqué C ("Pierres Calcaires") l'autre inférieur marqué G ("Granit" : en fait des roches métamorphiques). Le texte dit, parlant des montagnes de Gavarnie : "des bancs de marbre gris [du calcaire], immédiatement posés sur des masses de granit". Et Flamichon a vu que les deux étages sont séparés par une mince assise rocheuse de structure différente, pouvant correspondre à celle de calcaire crétacé autochtone.
 

         
    DESSIN du versant oriental de la vallée de Gavarnie entre le Piméné et le pic de Marboré. La partie nord, paléozoïque, de la nappe de Gavarnie chevauche sa partie sud, en calcaire crétacé et l'ensemble chevauche le socle métamorphique (couvert par la fine couche de calcaire crétacé), visible dans la vallée grace à la fenêtre creusée dans la nappe par l'érosion. Au front de la nappe de Gavarnie l'unité (chevauchante) du Mont Perdu a glissé vers le sud.
    

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    Au pied des Astazous, le ruisseau de Pailla a creusé une petite gorge dans la partie du plateau du même nom constituée par le calcaire crétacé autochtone. Sous la passerelle par laquelle le sentier le franchit, un peu en aval, il a creusé également des marmites de géant.
 

                                  
    Vue de "La Prade" (en bas), fond d'un ancien lac en amont d'un verrou (à gauche), dominé par, de gauche à droite, le pic Rouge de Pailla, les Astazous, et le pic de Marboré. C'est à mi-hauteur de l'image, en haut de la forêt (le bois d'Arribama), à la base de la falaise sratifiée, que se situe le calcaire crétacé autochtone longée par le sentier, après son passage devant le bâtiment d'une colonie de vacances des PTT à l'endroit où il quitre le plateau de Pailla pour se diriger vers le cirque.
 

       
    Vue du sentier, sous les surplombs ménagés par l'érosion dans la couche de calcaire crétacé autochtone.
 

       
    A travers les arbres, le sentier, encore dans l'ombre, offre des échappées sur les hautes murailles du cirque illuminées par le soleil matinal.
 

       
    Zoom sur l'assise de calcaire crétacé autochtone, horizontale (ou légèrement oblique vers le bas, c'est-à-dire vers le sud, à droite, où elle supporte le sentier) à la base de la falaise taillée dans le calcaire crétacé supérieur allochtone, striée en sens inverse par les stratifications. A la limite des deux : le plan de chevauchement.

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    Avant la courte descente sur l'Hôtel du cirque, le sentier traverse un torrent. En toile de fond, le cirque, avec la Tour et le Casque (à droite).
 

       
    L'"Hôtel du cirque et de la cascade", à l'entrée du cirque, sur la rive droite du gave issu de celui-ci, à l'endroit où il entre dans une gorge. En haut du cirque, au centre de l'image, le col de la cascade.

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    DESSIN du versant occidental de la vallée de Gavarnie, à peu près symétrique du versant oriental.

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    Un peu en aval de l'Hôtel du cirque, on a sous les yeux, depuis la piste qui y mène, dominant le torrent sur la rive opposée, un falaise taillée dans le calcaire crétacé autochtone dont les sratifications sont obliques vers le sud-est.
 

       
   En haut de cette photo, de gauche à droite : le Casque, le pic des Sarradets, et le pic Entre les ports encadré par le port de Boucharo à gauche et le le col des Tentes à droite.
   En bas de l'image : l'itinéraire à suivre, des abords de l'Hôtel du cirque à gauche (photo précédente), au petit plateau appelé "La Planette", en haut de la forêt, tout à fait à droite de la photo. Il quitte la piste (bien visible ici), au deuxième virage en épingle à cheveux vers la droite, pour descendre dans la forêt jusqu'au gave, qu'il traverse sur une passerelle à l'endroit où il sort de la gorge et entre dans "La Prade". Il monte ensuite obliquement vers La Planette à travers le "Bois de Bourlic". Sur cette photo le calcaire crétacé autochtone n'est visible qu'à gauche, juste au-dessus du gave, au-dessous de la falaise dite "Les Cinclades".
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    Le petit plateau herbeux appelé "La Planette". A droite, le sentier le quitte pour traverser sur une passerelle le "Gave des Tourettes" au-dessus d'une cascade par laquelle ce torrent franchit la petite falaise de calcaire crétacé autochtone qui s'individualise à partir de là sur sa rive gauche.

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    Vue rapprochée sur cette cascade (il y en a d'autres en amont).
 

      
    Vue sur l'escarpement que forme le calcaire crétacé autochtone au-dessus de la rive gauche du Gave des Tourettes juste en aval de la passerelle. Au fond on apercoit le Piméné, par delà la vallée de Gavarnie.
 

      
    Depuis La Planette, autre vue sur set escarpement, que forme le calcaire crétacé autochtone au-dessus de la rive gauche du Gave des Tourettes, et qui va plus loin border le Plateau de Bellevue. Au-dessus on voit à gauche une falaise taillée dans le calcaire crétacé allochtone appelée "Peyre Blanque", à l'extrémité sud du Plareau de Bellevue". Le sentier passe entre les deux pour gagner le plateau à partir de La Planette.

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    Depuis le versant oriental de la vallée de Gavarnie, vue de ce même escarpement, en bordure du Plateau de Bellevue (en haut, à droite). A gauche, au-dessus de l'escarpement, entre la falaise dite Peyre Blanque en bas, et la base d'une autre falaise à peine visible en haut (taillée, elle, dans du calcaire dévonien de la nappe de Gavarnie), on voit deux affleurements d'une roche noire : de l'ampélite silurienne, à la base du chevauchement de la partie paléozoïque de la nappe de Gavarnie sur sa partie crétacée.
 

      
    La surface, rocheuse et herbeuse, du Plateau de Bellevue, qui n'usurpe pas son nom. La surface rocheuse est soit celle du calcaire crétacé autochtone, soit constituée du calcaire allochtoene appartenant à l'étage inférieur du Crétacé supérieur (le "Cénomanien").


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NOTES :

  
1. Est plus connue de lui une vue caricaturale mais reconnaissable du cirque de Gavarnie : ci-contre