Photos : 
 
page de photos 10e
                                                               
      Le chemin du cirque de Barrosa


 
        
   Vue, vers l'amont (le matin), du chemin qui mène de l'Hôpital de Parzan au cirque de Barrosa (photo prise le 16 juillet 2010).
   La partie sud du cirque est en toile de fond. Le pic Robiñera est à gauche et le pic de La Munia à droite. On distingue facilement les deux étages géologiques du cirque : la limite entre les deux (par laquelle passe le plan de chevauchement de l'étage supérieur sur l'étage inférieur, et qui est aussi le tracé du chemin des mines) passe à la base de la couche de roche noirâtre, une ampélite. A l'étage supérieur : ampélite, donc, calcaire (dévonien) blanchâtre, et schistes, de bas en haut. A l'étage inférieur : granite (comme les rochers au bord du chemin).
   Lorsqu'il avait découvert le cirque de Barrosa, le 12 août 1877, Franz Schrader avait été frappé par cette division en deux étages. Mais, ne s'étant pas avancé beaucoup plus loin, probablement, que cet endroit, il n'avait pas vu la partie nord du cirque, à droite de La Munia, masquée par l'éperon rocheux qu'on voit à droite descendre du pic Barrosa.
 

      
   Autre vue du chemin, en fin d'après-midi, sous un ciel gris.

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   Au début de la piste du cirque, au bout de l'"esplanade" qui surplombe les installations minières de l'Hôpital de Parzan, au pied de la rude montée initiale, on voit, à droite, le dernier élément des installations minières, en partie masqué par les arbres : la station inférieure du câble aérien par lequel le plomb argentifère extrait des mines Liena (mines Luisa sur le flanc est du pic Liena, Robert sur le flanc sud) était descendu dans la vallée (voir la page consacrée au câble des mines Liena
).
  
Au fond on aperçoit le col d'Héchempy, par lequel un deuxième câble aérien lui faisait franchir la frontière entre l'Hôpital de Parzan et le pont du Moudang en vallée d'Aure.
   La conduite forcée de la central hydro-électrique rénovée descend juste de l'autre côté de la piste.

 

       
  Peu après on trouve, sur la gauche, dans la rude montée par laquelle commence la piste du cirque, une "glissière hydraulique" (à gauche), rudimentaire moyen utilisé au XIXe siécle, avant l'avènement des câbles aériens apparus à la fin de ce siècle et au début du XXe, pour faire descendre dans la vallée, mélangé à de l'eau, le minerai (du plomb argentifère) extrait des mines de Mallo Rruego, plus haut dans le flanc gauche de la haure vallée du rio Barrosa.
  Depuis le réaménagement des installations hydro-électriques, en 2011-2012, cette rigole est (à droite) utiliseé pour évacuer le trop-plein du canal de dérivation qui amène au sommet de la conduite forcée l'eau prise plus haut au rio Barrosa.
 

       
   Plus haut, à 15 minutes du départ, la piste passe devant les ruines de la station inférieure du câble aérien transporteur par lequel descendait le minerai extrait des mines Mallo Ruego.
 

       
   Il s'agissait d'un "bi-câble" (datant de la fin du XIXe siècle, donc plus ancien que le "mono-câble" des mines Luisa) : deux câbles fixes sur lesquels circulent, solidaires d'un plus léger câble en boucle, deux bennes dont l'une, chargée en haut de minerai faisait monter l'autre, vide. On voit ici les deux murs sur lesquels étaient fixés les deux câbles porteurs.
   Le petit canal de dérivation de l'eau du rio Barrosa passait sous l'ouverture voutée, avant d'aller plus loin alimenter en eau la glissière hydraulique qui constituait la deuxième étape de la descente du minerai.
   En un peu plus de 1 km on voit donc au bord de la piste successivement trois systèmes de transport de minerai : le plus récent (le mono-câble) au départ, puis le plus ancien (la glissière) et enfin celui-ci, intermédiaire (le bi-câble).

   (Au sujet des mines de Mallo Muego et de l'ensemble des installations minières de la haute vallée du rio Barrosa, voir aussi, pour plus de précisions, la page qui leur est consacrée)
 

       
  Flanc gauche de la haute vallée du rio Barrosa. En haut à droite : la punta Mallo Ruego (2673 m.), le plus haut sommet de la sierra Pelada qui donne son nom au vallon (les pelouses jaunâtres) où se situent les mines de Mallo Ruego. Le chemin muletier desservant ces mines montait obliquement dans les pins en bas à droite.
  En haut à gauche, le sommet du pic Barrosa (2763 m.) dont on voit qu'il est constitué du grès rouge qui forme la couverture (discontinue) des roches métamorphiques du "socle", constitutives de l'ancienne chaîne hercyn
ienne.
 

        
   En trois endroits le chemin est coupé par des couloirs qui font le lit d'une large coulée de gros rochers de granite blanc, mélés à des arbres abattus. L'hiver ce sont des couloirs d'avalanches, qui descendent du versant nord, abrupt, de la sierra de Liena (à gauche). Ici (le 3 juillet 2010) il reste de la neige. Rochers et neige ont compliqué alors le transport par joélette du matériel destiné au réaménagement de la cabane de Barrosa.
   A droite, au loin, le pic de La Munia.
 

        
    Une autre vue du cirque et du chemin qui y mène, sous un ciel gris. On distingue bien les deux étages du cirque.

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   Le chemin en vue du cirque, tel qu'il se présente en beaucoup d'endroits : une allée herbeuse bordée de jeunes pins (jeunes peut-être parce que c'était l'endroit de la forêt qui, lors de l'exploitation des mines du pic Liena, entre 1912 et 1928, fournissait le bois servant à l'étayage des galeries).
 

       
   Le cirque, éclairé par le soleil matinal, vu du chemin, par dessus les pins.
 

       
   Autre vue du cirque, depuis le chemin, en milieu de journée, derrière le rideau des pins encore dans l'ombre.

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  Vue, vers l'aval, du chemin, dans une large clairière.
 

       
   Vue vers l'aval du chemin, de nouveau dans les pins.

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   En fin de saison on peut sur le chemin croiser des animaux, ici des moutons, qui redescendent dans la vallée pour passer l'hiver.
 

       
   Rencontre avec des vaches quittant spontanément les grands pâturages du cirque, le 6 octobre 2015.

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   Blocs rocheux sur le bord du chemin, encore dans l'ombre alors que la paroi du cirque est illuminée par le soleil matinal.
 

       
   Le cirque se précise au-dessus des pins.  
    

      
   Dans la dernière clairière, à hauteur d'un arbre mort au bord du chemin, on commence à mieux apercevoir les aiguilles de la falaise sud du cirque.

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   L'arbre mort et le cirque sous un ciel couvert.
 

                          
   Détail de cet arbre mort, avec le cirque en toile de fond.
  

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   A peine plus loin les pins, avant de disparaître progressivement, se mêlent à un chaos rocheux à hauteur d'une avancée au-dessus de la vallée d'un éperon du versant nord de la sierra de Liena, l'éperon des Bachetas. Cet éperon est échancré, dans sa partie haute, d'un grand dièdre.
 

                             
   C'est des falaises de cet éperon que sont tombés les blocs rocheux qui forment ce cône d'éboulis dont la base arrive jusqu'au chemin. Quelques blocs, plus ou moins gros, sont tombés récemment, entre les étés 2014 et 2015. Leur surface, inaltérée, a gardé la blancheur du granite dont ils sont constitués
.
 

      
   Deux isards, photographiés le 23 juin 2016, sont descendus jusqu'au niveau de cet éboulis. (photo Bernard Charrié)
 

      
   Le gros blocs de la base de l'éboulis empiètent sur le chemin et ce chaos rocheux (auquel se sont ajoutés les blocs les plus récents) complique ce passage, d'autant plus qu'à cet endroit le chemin est inondé. Le transport des plaques de bois destinées à la construction du bat-flanc de la cabane n'y a pas été facile.
                       

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  A hauteur des derniers arbres, vue vers l'aval à l'endroit où on commence à trouver le long du chemin de gros blocs de granite tombés des falaises du versant nord de la sierra de Liena (à droite). Sur l'un d'eux est dessiné un visage, peut-être en grattant une plaque de mousse.
 

       
   Vue de plus près de cette image.

                                     
   Vue vers l'aval du chemin, ici à l'état de sentier, à l'endroit où l'on quitte la forêt
   Au fond, le pic de Marty-Caberrou, au-dessus de la plana d'Abaixo, au sud du col d'Héchempy. (photo Philippe Villette)

       
   A la sortie de la forêt le chemin du cirque, ici réduit à l'état de sentier, serpente parmi de gros blocs rocheux, probablement tombés du versant nord de la sierra de Liena (à gauche). A moins qu'il s'agisse de blocs erratiques laissés par les glaciers quaternaires qui ont creusé en U la haute vallée du rio Barrosa.
 

       
   Vue de ces mêmes blocs, sous un éclairage différent.
 

       
   Un autre de ces gros rochers.
   

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