Photos :
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  Vallées de La Gela, de Saux, de Badet et du rio Pinara : cabanes du grand replat de La Gela

       
   Photos de Lucien Briet
  (Musée Pyrénéen de Lourdes) : photo 2, La cabane de La Géla 
  
    
 
        29 juillet 1897                                 "Une cabane, à la Géla"

   La belle cabane du berger Vidalon, de Guchen, sur le grand replat de la vallée de La Géla, où Lucien Briet et ses deux guides ont couché avant d'aborder le lendemain le cirque de Barrosa.C'est l'une des quatre cabanes que Lucien Briet et ses compagnons découvrent sur la rive gauche de la Neste de La Géla. Ce long replat (on parle aussi de "plaine", et il porte le nom de "Ribère") se situe au bas d'immenses pentes herbeuses, dont les parties basses ("Hourmagerie" en rive droite, "Pales de Gar" en rive gauche) sont relativement raides.
   Le toit est couvert de tuiles, mais son faîte de plaques de gazon. On ne voit pas de cheminée : c'est sans doute la petite ouverture carrée qui en tient lieu (une telle ouverture était appellée "tire-hum"). (Pour en savoir plus sur les granges dans la vallée d'Aure, voir le site sur la vallée du Moudang. A propos des bâtons ferrés posés contre le mur, voir une autre photo de L. Briet)
   Dommage que les bergers n'aient pas été ses seuls occupants : des puces ont obligé L. Briet à finir la nuit dehors. La personne assise au coin de la cabane pourrait être le guide de Lucien Briet, Victor Paget (dit Cantou), 52 ans en 1897
   L'auteur du site a reçu d'un montagnard habitant Bordeaux mais originaire de Guchen une lettre lui disant que son arrière-grand-père s'appelait Jean Vidalon et que la première personne à droite de la porte, à côté des bâtons ferrés, était probablement ce Jean Vidalon, alors agé de 56 ans. C'était la commune de Guchan, avec celle de Bazus-Aure, qui était propriétaire de la cabane, mais il en avait, lui, l'usage.
   A noter que le Guide Ledormeur de 1928 signale l'existence d'une cabane sur la rive gauche du torrent, après le passage d'un pont, sans préciser son emplacement (voir la note 2 de la page consacrée au pic Barrosa).

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    Sur la rive gauche de la Neste de La Géla, face aux actuelles cabanes (note 3), on trouve les ruines d'une ancienne cabane, vue du sud-est sur cette photo (cabane 2 sur la carte, à côté d'une autre) qui pourrait être celle photographiée par Lucien Briet, à en juger par les similitudes qu'on voit dans l'arrière-plan de cette photo prise sous le même angle (note 1). Il y a des différences : des blocs rocheux en plus (à noter cependant qu'un des blocs est en grande partie masqué par la toiture de la cabane sur la photo de L. Briet). Mais ils ont pu, depuis 1897, dégringoler des pentes raides qui surplombent ces ruines, lesquelles se trouvent en bordure d'un cône de déjection.
   C'est très probablement ce qui est arrivé au gros rocher fiché dans le périmètre de cette ruine (une autre hypothèse serait que l'on ait au contraire appuyé la construction de la cabane sur ce rocher : elle n'est pas vraisemblable s'il s'agit bien, comme on peut le penser, de la cabane photographiée par L. Briet). Il est donc possible que la cabane ait été en partie détruite par la chute de ce rocher (note 2).
   Autre différence : le mur visible est cimenté ; mais la cabane a pu être remaniée aprés 1897, date à laquelle elle l'était déjà en partie comme le montre la photo de L. Briet.

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    Cette PHOTO situe cette ruine (ici vue de l'ouest, associée à une autre, quelques mètres à gauche) par rapport aux deux cabanes actuelles (note 3), qui sont en face, sur la rive droite du torrent. A noter l'absence d'une partie de la base du mur ouest : sans doute celle qui se trouvait sur la trajectoire du gros rocher.

       
   Casier dans ce qui reste du mur de la cabane qui est probablement celle où a couché Lucien Briet. Une "cardabelle" (Carline à feuilles d'acanthe, ou acaule ?) y a trouvé refuge.
 
                                                                     

                   
   Sur cette PHOTO on voit à droite les ruines arasées de la cabane, sur la rive gauche, au bord du sentier de Barroude, au milieu d'un troupeau de vaches ("les hordes de ruminants" dont parle Lucien Briet dans son récit), dans le grand replat de la vallée de La Géla, dominé, au fond, par le pic de Port Vieux à gauche, et la muraille de Barroude à droite.

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   Vue, vers l'aval, sur la ruine d'une autre cabane, située plus en amont dans le grand replat (cabane n° 1 sur la carte ci-dessus), à hauteur d'un gros rocher et d'un enclos actuel. Elle est ici à gauche. Le sentier de Barroude passe entre la cabane et le rocher.
   Au fond, le pic de Bugatet et la crête de Traouès.
   
Dans le grand replat de la valée de La Géla et dans la partie basse du flanc droit de la vallée (la Hourmagerie) les archéologues ont décrit de multiples vestiges liés à une activité pastorale multiséculaire : près de 75 structures (cabanes, enclos, abris, etc.), parfois à peine visibles, et difficiles à dater. Il en existe plus haut dans la Hourmagerie et sur le versant gauche de la vallée (au moins deux) (PHOTOS ci-dessous).
 

         
   Autre vue de sette ancienne cabane.

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   Vue rapprochée, vers l'amont, de cette même cabane.
   Au fond, le pic de Port Vieux à gauche, la muraille et le Pichous de Barroude à droite.
 

         
    Entrée de la cabane. Deux casiers avaient été aménagés dans le mur du fond.
 

         
    Sur des pierres du mur de cette cabane, en façade, les bergers ont gravé les mentions : L-FISSE 1837 JLJT et, au-dessus, FA . JL.
    Fisse
est un nom encore porté par des habitants de Guchen, commune voisine de celle Guchan qui est propriétaire, avec celle de Bazus-Aure, en indivision, des pâturages et des cabanes de la vallée de La Géla. Leurs ancêtres avaient sans doute, comme Jean Vidalon, la jouissance, pour leur bétail, des vastes pâturages de la vallée et de cette cabane.

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     Dans la Hourmagerie on trouve d'autres vestiges
de structures pastorales :
  
  En haut : petite cabane, ou abri, à 1880 m d'altitude (à gauche), associée à un enclos (à droite) ;
     En bas : petite cabane, associée également à un enclos, à 2060 m d'altitude, proche d'un petit ruisseau (à gauche) ; un enclos, vers 1950 m (à droite).
     
A noter qu'on trouve aussi, dans la partie basse et nord de la Hourmagerie ce qui semble ne pas être des vestiges de cabane, mais des palombières actuelles ou récentes.
 

        
    Vue sur la cabane et l'enclos qui lui est associé figurant en haut du montage ci-dessus, installés sur un replat de la Hourmagerie (le versant droit de la vallée de La Gela), au-dessus de l'entrée du grand replat, à 1880 mètres d'altitude.
 

         
    Autre vestige de cabane, sur un replat du flanc gauche de la vallée, à environ 1850 m. d'altitude, au-dessus de l'entrée du grand replat, avec vue sur celui-ci et, au fond, sur le pic de Port Vieux et l'extrémité sud de la muraille de Barroude. A la gauche de cette cabane un gros rocher a été percé de deux trous, probablement pour attacher des mulets.

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    Les cabanes actuelles (note 3) du grand replat de La Géla, telles qu'on les voit, sur la rive droite de la Neste de La Géla, depuis le sentier du refuge de Barroude : deux au bord du torrent, relativement anciennes, une autre récente, un peu en hauteur dans la Hourmagerie, construite en 2008.
 

         
    Un coq, magnifique, et une des poules, en plein air aux alentours de la cabane-habitation de la vallée de La Géla, où d'ailleurs on vend des oeufs.

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    Vue de la plus récente cabane pastorale, construite en 2008 par la Commission syndicale Saux-La-Gela, inaugurée le 15 août 2009. Bien intégrée à son écrin vert elle est en pierres sèches. Son toit, appuyé à la montagne, est couvert de gazon.
 

              
  Autre vue de la plus récente des trois cabanes, avec son toit gazonné appuyé contre la pente herbeuse. A droite la petite porte rouge est celle d'un frigidaire écologique, alimenté par une source dont l'eau ne dépasse pas 4°.

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     De la Hourmagerie, vue sur le grand replat de la vallée de La Gela et ses trois cabanes (note 3).

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    Du versant gauche de la vallée, vue sur les deux cabanes de la rive droite du torrent (note 3), à la base d'un cône de déjection, sur le grand replat de la vallée de La Gela, et sur la troisiéme, à gauche, un peu en hauteur.

                                                                              

        
     En face des deux cabanes (note 3) on trouve, au bord du sentier du refuge de Barroude, les vestiges de deux autres cabanes anciennes. L'une d'elles, à droite, dans le périmètre de laquelle a roulé un gros rocher, était celle où Lucien Briet (qui l'a photographiée), et ses compagnons, ont passé la nuit du 29 au 30 juillet 1897 lors d'un circuit au départ d'Héas passant par la vallée de La Géla et le cirque de Barrosa.

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   VOIR AUSSI :
  - la page consacrée au chemin des mines sur le versant français
  


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  NOTES :
  1. Les deux photos ci-dessous montrent que trois des rochers (dont l'un en grande partie masqué par le toit de la cabane), sont les mêmes et sont vus, sur la photo récente, sous le même angle (ce qui ne serait pas le cas si la cabane de Licien Briet était celle dont les vestiges se trouvent quelques mètres au nord). Il y a deux rochers en plus.

          
  

  2. La deuxième hypothèse impliquerait une porte d'entrée dans le mur qui regarde l'ouest, donc la montagne, ce qui n'est pas logique, ni habituel. De plus on voit sur la photo ci-dessous ce qui paraît être le seuil de la porte d'entrée, disposé comme sur la photo de L. Briet, et qui semble obstrué par le rocher.

                      

   3. Le 18 juin 2013 la grande crue a sévi aussi dans la vallée de La Gela où la neste, dans le grand replat, a emporté une partie de sa rive droite, ce qui a provoqué l'effondrement d'une des cabanes actuelles, la plus en amont, et la plus proche du torrent. La photo ci-dessous a été prise le 29 aoùt 2013.
  
            

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