Photos : page de photos 9-0

   Vallées de La Gela, de Saux, de Badet, et du rio Pinara

   Cette page contient quelques photos pour donner une idée de ces vallées, mais celles-ci sont détaillées dans les pages suivantes :
    
- basse vallée de La Gela
    - grand replat de la vallée de La Gela et son flanc occidental ("Ribère" et "Pale du Gat")
    - cabanes de la vallée de La Gela
    - mines de La Gela
    - crête Gela-Saux et flanc oriental de la vallée de La Gela ("Hourmagerie")
    - vallée de Saux
    - région de Barroude :
          . balcon de Barroude
          . port de Barroude
          . muraille de Barroude
    - port Vieux
    - pic de Port Vieux
    - hourquette de Chermentas
    - vallée de Badet
    - chemin des mines dans la vallée de La Gela
    - deux randonnées :
         .
pic Gerbats par le cirque de Troumouse
         . circuit Briet
    - vallée du rio Pinara
    - port de Bielsa
    - exode des réfugiés espagnols lors de la Bolsa de Bielsa

   La vallée de La Gela est séparée de la vallée de Saux (note 1) par un chaînon qui du sud au nord (ou au nord-est) va du pic de l'Aiguillette au pic de Bourgade. Parcourir cette large crête est un enchantement : on y surplombe de vastes pâturages, surtout du côté de La Gela, dans un décor splendide (muraille de Barroude à l'ouest, massif du Garlitz à l'est, pic de Port Vieux au sud).
   Mais une menace plane (à la fin de l'année 2010 et au début 2011) sur cette crête pastorale et ses deux versants : celle de l'implantation d'une station de ski à cheval sur les vallées de Saux et de La Gela reliant le tunnel d'Aragnouet-Bielsa à la station de Piau-Engaly. Un montagnard, même s'il peut comprendre les motivations des promoteurs de ce projet et des personnes que la station de Piau-Engaly fait travailler, ne peut que se faire l'avocat de l'intégrité de cette partie de la vallée d'Aure dont on peut penser qu'elle sera, dans l'avenir, appréciée par un nombre de plus en plus grand de personnes attirées par une montagne vouée depuis toujours au seul pastoralisme, et très proche du coeur du Parc National.
    
   Début février 2011, une association a été créée : l'"
Association pour la défense et la protection des vallées pyrénéennes de Saux et de La Gela". Elle a un blog, dont l'adresse est : http://www.sauvons-la-gela.org . On y trouve tous les détails sur le projet, son impact sur l'environnement, la controverse qu'il suscite, et ce qu'il faut pour adhérer à l'association et signer une pétition (note 3).

  L'auteur de beaucoup de photos de cette page est M. Philippe Villette, habitant et amoureux de la vallée d'Aure. Elles figurent dans son blog, " www.montagne-pyrénées.info", dans une page (cliquer ici pour l'ouvrir) qu'il consacre à ce projet et où il a ouvert un débat pour confronter les arguments de ceux qui le défendent et de ceux qui s'y opposent. L'auteur du présent site le remercie pour l'avoir autorisé à y insérer ces photos qui, dans l'avenir, pourraient avoir l'intérêt de montrer "comment ç'était avant".

     
   CARTE topographique et géologique (discètement et schématiquement des vallées de La Gela et de Saux , et d'une partie des vallées voisines : cirque de Barrosa, vallées du rio Pinara, du Moudang et de Badet(pour une vue d'ensemble sur la géologie des vallées d'Aure et de Louron voir une carte et une coupe dans une autre page),
   Sont figurées en bleu foncé les trois remontées mécaniques que comporte (au début de l'année 2011) le projet de jonction, par une nouvelle station de ski, de la sortie nord du tunnel d'Aragnouet-Bielsa à celle de Piau-Engaly : deux dans la vallée de La Gela (R2 et R3), et une dans la vallée de Saux (R2, R4 n'étant plus envisagée). R1 et R2 se rejoignent sur la crête un peu au sud de la Hourquette des Aguillettes. Un parking et des bâtiments techniques et commerciaux sont prévus à la sortie nord du tunnel d'Aragnouet-Bielsa (voir la note 2 pour plus de détails).
   
A noter que la haute vallée de La Gela est à la fois incluse dans :
   - le Parc National des Pyrénées Occidentales ;
   - la zone classée Natura 2000 "Estaubé, Gavarnie, Troumouse, Barroude" ;
   - le site "Tres Serols - Mont-Perdu" inscrit par l'UNESCO sur la liste du Patrimoine Mondial.
 

       
   Depuis le pic de Cuneille, vue sur le flanc ouest de la vallée de Saux (l'arête qui va du Pic de l'Aiguillette à la Hourquette des Aiguillettes est au centre de l'image). En raison de la présence de barres, les pistes (bleues) descendant de l'endroit de cette crête où se situerait l'arrivée des remontées mécaniques passeront obligatoirement par le vallon de l'Aiguillette (ou vallon d'Hourquet, ou des Hourquets). Seule une courte (250 m. de dénivelée) piste noire franchira cette zone rocheuse
                                                                         
                                                                                 
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   Le chemin de La Gela dans la partie basse de la vallée. Dans le flanc occidental de celle-ci, on voit la couche de calcaire dévonien, la mieux visible de la nappe de Gavarnie, monter vers la base du pic de La Gela, et, au fond, la muraille de Barroude
.

      
   L'entrée dans le grand replat de la haute vallée de La Gela et les vastes pâturages de celle-ci. Au fond, le pic de Port Vieux à gauche, et une partie de la muraille de Barroude et du Pichous de Barroude.

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    Un résumé de la haute vallée de La Gela : au-dessus du velours des pelouses de la rive gauche, qui bordent le grand replat où serpente la Neste de La Gela, s'élévent les parois rocheuses ; muraille de Barroude au fond, qui va du pic Heid, à gauche, au pic de La Gela à droite, en passant par la pointe du pic Gerbars ; Pichous de Barroude au-dessous, et contreforts du pic de Port Vieux à gauche.
 

   
   Photo de Lucien Briet de la cabane du grand replat de La Gela où il a couché dans la nuit du 29 au 30 juillet 1897, au cours d'un circuit de 3 jours, au départ d'Héas, passant par la vallée de La Gela et les cirques de Barrosa et de Troumouse. On ne voit encore les vestiges.  (Musée Pyrénéen de Lourdes)

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  Au centre de l'image, la crête Gela-Saux (Gela à droite, Saux à gauche), depuis Pène Blanque au premier plan jusqu'au pic de l'Aiguillette. A l'arrière plan, la crête qui va du pic Barrosa à gauche au pic de Port Vieux derrière lequel émerge le pic de Robiñera.
 

     
  Vue vers le sud de la vallée de Saux, fermée par la crête de Port Vieux.

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  La cabane de Badet (2080 m.), au bord du large replat marécageux de la partie haute de la vallée de Badet. Le petit lac de Badet est au pied de la falaise à gauche, et la hourquette de Chermentas en haut à gauche.

    
  De la hourquette de Chermentas, vue, sous un ciel orageux, sur le port Vieux (au-dessus duquel émergent les puntas de Suielsa et de Fulsa), entre le pic de l'Aiguillette à gauche et le pic de Port Vieux à droite.

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  Le balcon de Barroude avec son grand lac, à gauche, au pied de la muraille de Barroude, entre pic Gerbats et pic de La Gela, à droite. Le refuge est visible, presque au centre de l'image.

         
   La muraille de Barroude colorée en rose par le soleil matinal, au-dessus du Pichous de Barroude et des pâturages de la vallée de La Gela.
 
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Depuis l'arête sud du pic de Port Vieux, vue su le port de Barroude (à droite), à l'extrémité de la croupe qui monte lentement vers le Soum de Barroude (hord image, à gauch)e. Elle contraste avec le relief tourmenté des pics de Robiñera, de La Munia et de Troumouse (de gauche à droite) à l'arrière-plan, surplombant le cirque de Barrosa.
 

    
  Depuis le Port Vieux vue sur le haut de la vallée de La Gela, dominée par la dent du Gerbats et la pyramide de La Gela. A droite, la hourquette de Chermentas.

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  Quelques unes des galeries, et des bâtments ruinés, des mines de La Gela. A l'arrière-plan, la crête qui va du pic Gerbats, à gauche, au pic de Piau, en passant par le pic de La Gela et la hourquette de Chermentas.
 

    
  Le versant est du Soum de Barroude (à gauche) et de l'arête sud du pic de Port Vieux. Au fond, le pic de Cambieil, à gauche, et le pic Méchant à droite.

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                                                                     *

    
   L'été, dans ce haut lieu de l'agro-pastoralisme, règnent le berger (en haut, avec ses chiens, au petit matin, du côté de Chermentas) et le vacher (en bas, près d'une des cabanes). L'été 350 vaches résident dans les pâturages de la vallée de La Géla de part et d'autre du grand replat, et plus d'un millier de brebis, venant de la vallée de Saux, occupent la crête qui sépare les deux vallées.
   Ces deux photos ont été prises par Daniel Guilly, accompagnateur en montagne, qui connaît très bien cette vallée et les vallées voisines et se fait un plaisir de les faire connaître (adresse : espace village 65240 Gouaux, tél. : 06 86 97 77 75, e-mail : danielguilly@free.fr, site : www.guilly-pyrenees.com ; l'auteur du site le remercie pour avoir autorisé la reproduction de ces photos).

    
  
Isards dans les pelouses de la vallée de La Gela, en fin de journée. En 2006, il en a été compté 350 dans les vallées de La Gela et de Saux .
   Ce n'est pas la seule espèce qui risque d'être dérangée par le projet de station de ski : il y a aussi la Marmotte, le Campagnol, le Sanglier, le Renard, le Lièvre, et parmi les oiseaux : le Gypaète barbu, le Vautour fauve ou percnoptère, l'Aigle royal, le Grand tétras, la Perdrix grise, le Lagopède, le Milan royal, etc. (photo Philippe Villette).

 

     
   
Photos de 3 représentants de la faune de la vallée de La Gela :
   - en haut : des vautours dont l'un, à gauche, se projète sur le Pichous de Barroude ;
   - au milieu :
à gauche, un gypaète barbu, et à droite, une marmotte se projetant sur l'étendue caillouteuse du grand replat (note 5) ;
   - en bas :
rémige de gypaète trouvée au sommet de la Pène de Saux ; elle donne une idée des dimensions du rapace.
   (sauf celle de la marmotte et de la plume, photos de Daniel Guilly : voir plus haut les photos du berger et du vacher)
.

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                                                                                         *            

             

             
   Deux photos signées Alix de l'exode des républicains espagnols, au début de la "Bolsa de Bielsa" (poche de résistance acharnée de l'armée républicaine à l'avancée des troupes franquistes au printemps 1938).
  
Au début du mois d'avril 6000 civils, habitants de la vallée de Bielsa, et espagnols qui y avaient refluer, ont, pour gagner la France, franchi dans la neige le Port Vieux et sont descendus dans la vallée de La Gela puis dans la vallée d'Aure. On les voit ici dans le grand replat (en haut, où on distingue à gauche le chemin qui descend du Port Vieux,) et dans la partie basse de la vallée de La Gela (en bas, au débouché de sa partie encaissée).
  (Photographies du studio Alix,
(1907-1961) de Bagnères-de-Bigorre. Ces photos font partie du fonds photographique Eyssalet, déposé à la municipalité de Bagnères-de-Bigorre (voir le site de Christophe Thiry : http://www.alixphoto.com ; l'auteur du site le remercie pour en avoir autorisé la reproduction) (note 6).
  
  
(voir la page consacrée à cet épisode de la guerre d'Espagne, contenant un lien pour la page de photos consacrée à cet exode).


  (VOIR AUSSI :
  
*  des diaporamas parus dans le blog de l'association "Sauvons la Gela" :
        - de 53 photos de Philippe Villette, prises le 8 mai 2011, illustrant la splendeur du printemps dans la vallée de La Gela,
: cliquer ici ;
        - de 27 photos de Daniel Guilly, prises le 10 novembre 2011, illustrant la splendeur de l'automne dans la vallée de La Gela : cliquer ici ;

   *  dans le blog de l'accompagnateur en montagne Michel Bessone (www.randonnee-pyrenees-raquettes.fr/?) des pages où l'emprise de la station de ski en projet est précisée sur des photos : cliquer ici (pour ouvrir une page donnant accès à deux autres).

   *  dans le blog Sauvons la Gela, le beau webdoc réalisé en mars 1912, pour cette association, par le collectif  "Le Gobie", association de jeunes réalisateurs de la France entière : cliquer ici

    
     
 

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   NOTES :
  1. Dans les autres pages du présent site web, et ailleurs (cartes IGN notamment), le nom Gela est orthographié Géla (avec un accent). En fait la bonne orthographe est "Gela" (sans accent), l'origine du nom étant geler, gel.
    D'autre part Saux doit se prononcer "saouce".

  2. La liste des équipements prévus est la suivante :
   - à l'entrée du tunnel : 3 immenses parkings pour au total 500 véhicules, des locaux techniques et administratifs sur 400 m2 et des locaux commerciaux sur 1500 m2, le tout repoussant la route vers le torrent ; et un espace de ski débutant avec un tapis roulant ;
   - les remontées mécaniques : entre le parkings et la crête (R1), un télésiège débrayable de 6 places ; sur le versant Géla de la crête (R2), un télésiège débrayable de 4-6 places ; entre le versant est de la vallée de La Gela (R3), un télécabine (dont les câbles, au-dessus de l'entrée de grand replat de la vallée de La Gela, barreront la perspective de la muraille de Barroude) ; au total : longueur de 4,7 km, dénivelé de 1160 m ;
   - un restaurant sur la crête à l'arrivée des remontées mécaniques, et un bâtiment pour le confinement de personnes, le stockage du matériel et des toilettes ;
   - un chemin d'exploitation sur les deux versants de la crête et peut-être même une route ou une piste carrossable pour accéder au restaurant l'été ;
   - un lac de 40000 m3 presque sur la crête, un peu au-dessous de la Hourquette des Auguillettes, versant Gela, pour alimenter en eau les canons à neige qui seront implantés un peu partout, ainsi que le restaurant.
   
   Les deux images suivantes, tirées du Master plan (daté du 18/11/2011) du projet de liaison entre le tunnel de Bielsa-Aragnouet et le domaine skiable de Piau-Engaly, précisent, l'une la carte de cette liaison, l'autre les aménagements prévus à l'entrée du tunnel.

                    
  En bleu et rouge : les pistes (le chiffre 5 désigne la petite piste noire). Il n'y a pas de piste verte. Le trait marron figure le chemin d'exploitation sur les deux versants (ou même peut-être une route, ou une piste carrossable, sur le versant Saux, avec des lacets dans le vallon de l'Aiguillette, ou d'Hourquet).
   Noter :
  - la vaste plage colorée en violet : elle correspond à un terrain instable, susceptible dr glisser, car constitué de débris d'ampélite, roche friable ;
  - la proximité de la limite du Parc national, qui inclut le flanc gauche de la vallée de La Gela

                                 


  3. On peut aussi accéder directement à cette pétition, et la signer, en copiant ce lien :
     http://www.mesopinions.com/Sauvons-les-vallees-de-Saux-et-de-La-Gela-dans-les-Pyrenees---petition-petitions-08f82e2749d69a0b946649011e247116.html

  4. Selon Lucien Briet en patois Gerbats se prononce Yerbats-se et veut dire herbeux (le mot ger étant une déformation de yer, yerba, venant du latin herba, herbe), nom qu'il doit à sa situation entre les deux riches et verdoyants herbages des Aguilous et de Troumouse, les troupeaux pouvant facilement passer de l'un à l'autre grâce au col de la Sède.
   Cependant ger pourrait être une déformation de gar, rocher, et le nom Gerbats pourrait être en partie lié à son allure de piton rocheux.

  5. La marmotte : un animal utile. Disparue depuis la fin du pléistocène (qui va de -1,8 millions d'années à -10000 ans), elle a été réintroduite dans les Pyrénées entre 1948 et 1984. Elle apparaît en Espagne dans les années 1960.. Elle présente l'avantage de détourner les prédateurs (aigle royal, ours, renards, lynx) des isards ainsi épargnés. Elle libère de l'espace pour des plantes rares. La faune (reptiles, amphibiens, renards roux, insectes) profite de ses galeries. La marmotte pyrénéenne a en moyenne 2 rejetons et demi par famille, contre 1 et demi pour celle des Alpes.

  6. De juin à septembre 2012 ce fondsa fait l'objet d'une exposition (image ci-contre) organisée par le CEDAS (Centre d'Etudes et de Documentation Aure-Sobrarbe) au centre culturel municipal d'Ancizan, en vallée d'Aure, où on a pu les voir gratuitement.

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