Photos : page de photos 9-15 et 10-12

     Vallées de La Gela, de Saux, de Badet et du rio Pinara : le circuit Lucien Briet

   Les 29, 30 et 31 juillet 1897, parti de Héas avec deux compagnons, et ayant franchi les hourquettes de Héas puis de Chermentas, Lucien Briet descend coucher dans une des cabanes de La Gela. Le lendemain les trois randonneurs montent au port de Barroude, et redescendent un peu dans le cirque de Barrosa pour bivouaquer la nuit suivante dans les ruines de la " cabane des douaniers " (ou de Las Pardas). Le 3ème jour, après avoir parcouru le " chemin des mines " dans la falaise nord du cirque, ils montent au col de Robiñera, puis, par le col de la Munia, descendent dans le cirque de Troumouse, et à Héas (voir la page consacrée à l'histoire du chemin des mines et surtout celle consacrée à Lucien Briet, où se trouvent le récit et les photos qu'il a faites de ce circuit).
    Ce circuit, réalisable en 2 jours, sans la descente aux cabanes de La Géla (qui n'est pas logique et peut être remplacée par une nuit au refuge de Barroude
; voir la page consacrée à l'accès du cirque de Barrosa), peut être appelé " circuit Lucien Briet ".

    Son intérêt est de faire visiter en 2 jours les trois vallées de l'Aguila, de Badet,et de La Gela, et surtout les trois cirques : de Barroude, de Barrosa, et de Troumouse, ce qui en fait une splendide randonnée, surtout si on y ajoute l'ascension du pic de La Munia (3134 m.).

    Le dénivelé positif cumulé est environ de 1380 m. pour le premier jour, de 983 m. pour le deuxième si on gravit le pic de La Munia (702 m. si on ne le gravit pas). Cette randonnée mérite qu'on y consacre 2 jours pleins.
    Ce circuit comporte trois difficultés :
   - si on gravit le pic de La Munia (par son arête ouest) : le célèbre "pas du chat", escalade d'une dalle qui peut être cotée IIsup (aidée par un bout de corde fixe), ou III ;
   - surtout, à la desente du col de La Munia sur le cirque de Troumouse : le "mur du Passet", haut de 7 à 8 m. en l'absence de neige à sa base), dont l'escalade peut être cotée III, et la deséscalade plus, pouvant nécessiter, pour qui n'est pas habitué à l'escalade, un rappel, donc une corde à prévoir (une sangle est en place sur un piton, mais mieux vaut prévoir aussi d'y ajouter 1 m. de sangle neuve);
   - au-dessous de ce mur : un couloir raide et en entonnoir, exposé s'il est enneigé (en début de saison) et la neige gelée : prévoir crampons et piolet.
  
( voir aussi le
site de Philippe Queinnec)

   Quatre amis du club " Les Cadets de Toulouse " ont réalisé en partie ce circuit les 25 et 26 juillet 2012, avec deux différences : entre les cols de Robiñera et de La Munia ils ont gravi le pic de La Munia (3134 m.), et d'autre part sont descendus non à Héas mais au parking du cirque de Troumouse (deux sympathiques espagnols rencontrés au sommet leur ont en effet offert de les ramener à Héas en voiture : ils n'ont pas refusé).
La carte et le profil ci-dessous, et les photos suivantes, en sont le compte-rendu, en images commentées, qui peut servir de topo (textes en caractères verts).


     
  
Carte et profil du circuit Lucien Briet.
 

   PREMIER JOUR : de Héas au refuge de Barroude, par les hourquettes de Héas et de Chermentas.

      
       
   Les randonneurs remontent la vallée de l'Aguila dont ils vont atteindre le premier replat.
   A l'arrière-plan : à gauche la Canau et le port de la Canau (2686 m.), entre le pic de Bouneu et le pic de Gabiedou, et au milieu de l'image, le Mounherran (2783 m.).

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  A l'entrée de ce replat : une fontaine et l"'oratoire de la Sainte Famille".

       
  Dans le replat de la cabane des Aiguillous.

 

       
   Dans les lacets qui font accéder à la hourquette d'Héas. Le fond de la vallée de l'Aguila est dominé par la face nord du pic Gerbats (qu'on verra au cours de la randonnée sous ses deux autres faces, est, puis sud-ouest). A sa gauche ; le col de La Gela

   Arrivé au deuxième grand replat de la vallée, occupé par une cabane, il faut éviter de suivre le sentier qui continue sur la rive gauche du torrent mais franchir celui-ci pour passer près de la cabane et prendre le sentier qui se dirige vers la hourquette.

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   Hourquette d'Héas (2698 m.). Repas au-dessus de la vallée de l'Aguila.
   Au fond, au milieu de l'image, le Vignemale.

   

       
  Au nord-ouest, la hourquette d'Héas est dominée par le pic des Aguilous (de "aguila", l'aigle ; 2976 m.), et le gros éperon qu'il projette sur son arête sud-est.
  A l'arrière-plan et à droite, le pic Campbieil (3173 m.).

 

          
   De la hourquette d'Héas, et de ses dalles de schiste, vue, au nord, sur la vallée de Badet.
   Au fond, au milieu de l'image, le pic Méchant (2930 m.) à gauche, et le pic de Bugatet (2877 m.) à droite.

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   Au début de la descente de la hourquette d'Héas, le sentier est taillé dans ces dalles de schiste.
   Au fond, le pic de Piau (2696 m.) à guche, et le pic de Bassia de Nère (2613 m.), à peine visible à droite.

 

       
   A la hourquette de Chermentas (2439 m.) on découvre une partie de la vallée de La Gela : le vallon qui descend du Port Vieux (2378 m.), entre le pic de l'Aiguillette (2517 m.) à gauche et le pic de Port Vieux (2723 m.) à droite, et où se situent les mines de La Gela..
   Au-delà du Port Vieux pointent les puntas Suelsa (2972 m.) et Fulsa.

   A noter que pour atteindre la Hourquette de Chermentas depuis la vallée de l'Aguila (ou depuis le col de la Sède) on peut aussi emprunter l'itinéraire consistant à monter au col de La Gela, puis au sommet du pic de La Gela, et descendre assez facilement de celui-ci par son versant nord, un peu raide et caillouteux, sur la Hourquette.
 

       
   De la hourquette de Chermentas le sentier descend en lacets dans la vallée de La Gela, d'une centaine de mètres, pour passer au pied d'une falaise de calcaire dévonien qui constitue le socle du pic de La Gela. Il remonte ensuite dans un pierrier pour passer un collet (à gauche), avant de redescendre un peu puis de se diriger horizontalement vers Barroude.

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   L'autre versant de ce collet, entre un sommet secondaire et la face est du pic de La Gela (à gauche).
   Au deuxième plan, le pic de Bassia de Nère, et à droite le pic de Piau.

 

       
   Le très beau sentier qui de la hourquette de Chermentas mène à peu près horizontalement à Barroude : sorte de chemin de ronde au-dessus du fond de la vallée de La Gela.
   Il se dirige vers le Pichous de Barroude, en avant du port de Barroude à gauche et de la muraille de Barroude à droite.

 

       
   Sur le balcon de Barroude le sentier traverse, avant d'atteidre le refuge, un petit désert au pied de la muraille de Barroude, et du pic Gerbats qui en coiffe la crête.
   Au loin, l'extrémité sud de la muraille, marquée par un piton calcaire au-dessus de l'ancien glacier de Barroude.

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   Consultation de la carte sur une table installée devant le refuge de Barroude.
 
                                                                                    *

   DEUXIEME JOUR : du refuge de Barroude au cirque de Troumouse, par le cirque de Barrosa et le pic de La Munia.

      
   Lever du jour sur le petit lac de Barroude.
   Au loin : la pyramide du pic de Piau, devant la pointe du pic Méchant, et la double pointe du pic de Bugatet..

 

       
   Montée vers le port de Barroude, alors que le soleil éclaire déja la muraille de Barroude entre le pic Gerbats (dont on voit sa face est) et le pic de La Gela (2851 m.), mais laisse encore dans l'ombre le grand lac.
   Lorsqu'on atteint, sous le port, les dernières pentes, caillouteuses, on trouve, pour finir la montée, les lacets du "chemin des mines" dont on peut voir, en se retournant, les vestiges à travers un plateau de roche claire en direction de la vallée de La Gela.

       
   Au port de Barroude la perspective de gravir le pic de La Munia réjouit les trois randonneurs (de gauche à droite : Michel Chaplet, Philippe Despeyroux, et Pierre Carrière, l'auteur du site).

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   De ce très vaste port de Barroude la descente vers le cirque de Barrosa commence très lentement.
   La vue sur la muraille de Barroude s'efface progressivement. Emergent encore, à gauche le pic Heïd (3022 m.), le petit pic de Troumouse (2957 m.), avec le haut de l'éperon central de la muraille, et le pic Gerbats ; à droite, le pic de La Gela.
 
 

       
   En descendant sur le versant espagnol du port de Barroude on découvre le cirque de Barrosa, avec en particlier à droite sa falaise nord (non visible sur l'image), et en face sa falaise sud où on distingue nettement, oblique vers le bas et la droite à partir du col d'Espluca Ruego, le plan de chevauchement de la nappe de Gavarnie (en haut, faite de calcaire dévonien clair et de schistes marrons) sur le "socle" granitique. Ce plan supporte le "chemin des mines", ou "camino de Las Pardas", ou encore "camino Barrosa".

                                 
   Après être descendu d'une centaine de mètres dans une pente herbeuse, en suivant la trace des 3 lacets du chemin des mines, on s'engage, à droite, à hauteur d'une pancarte signalant le "camino de Las Pardas", vers la falaise nord du cirque où on repère facilement cette vire, que l'on va parcourir, après la traversée d'un sol de grès rouge, d'un éboulis, d'un étroit couloir pentu et, sur une murette, d'un thalweg.
  Cette photo (intéressante sur le plan géologique) montre l'un des passages du chemin des mines où on voit que sa chaussée est le plus souvent (quand elle n'est pas encombrée par des débris d'ampélite ou par de l'herbe) constituée par la surface de la couche de calcaire crétacé, qui recouvre les autres roches du "socle". Y repose l'ampélite noirâtre (ou violet foncé) de la base de la nappe de charriage : mais celle-ci est en retrait d'environ un mètre, d'où l'existence de cette corniche. Les pieds des randonneurs sont donc à hauteur du plan de chevauchement de la nappe. Cependant le chemin monte à certains endroits dans l'ampélite, ou descend dans le calcaire.

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   Ce parcours de la vire, ici encombrée de débris pulvérulents d'ampélite, est sécurisé en principe par 3 mains courante.

   Mais si les 2 premières sont en bon état, la troisième, la plus longue (qu'on trouve après la traversée d'une cascade plus ou moins abondante selon la saison). Fixée à l'origine à la falaise d'ampélite par 8 pitons, ne tient plus que par 3 d'entre eux, un aux 2 extrémités et 1 au milieu, et pend lamentablement sur le bord de la vire, obligeant le randonneur à passer sous sa partie médiane, devenant ainsi plus génante que rassurante. Heureusement le passage, au-dessus d'un précipice, est plus impressionnant que dangereux malgré les débris d'ampélite (qui ont été tassés par les nombreux passages de randonneurs pendant la saison) : il implique quand même vigilance et sang-froid.

  
       
   Après cette troisième main courante le chemin continue sur un balcon d'ampélite (visible sur la photo suivante), dont il faut descendre, car le chemin se poursuit dans le calcaire sous-jacent : on trouve pour cela, 10 à 20 mètres avant la deuxième cascade (photo suivante), une courte cheminée facile.

 

       
   Voici comment se présente l'extrémité sud de la vire, coupée par une deuxième cascade (dont le débit était très faible le 26 juillet 2012, alors que Lucien Briet l'avait trouvée abondante le 31 juillet 1897, et en partie recouverte par un névé).
   Il est probable qu'avec le temps le chemin a été emporté sur quelques mètres par la cascade, ce qui oblige à descendre dans la couche de calcaire crétacé, descente d'environ 3 à 4 mètres qui peut se faire soit par la petite cheminée de la photo précédente, soit par la désescalade (moins facile) de la partie ombragée de la petite falaise d'ampélite visible sur celle-ci.

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   L'ombre "met le doigt" sur le plan de chevauchement (donc le contact anormal) de la nappe de Gavarnie (représentée ici par du schiste noirâtre de type "ampélite", vieux de 400 à 500 millions d'années", qui a joué le rôle de "couche-savon"), sur le "socle" sous-jacent représenté, lui, par sa couverture, une lame de calcaire blanc épaisse ici de 2 à 3 mètres datant du Crétacé supérieur (du Santonien : en gros 85 millions d'années), donc beaucoup plus jeune, et qui repose sur une roche dite "cornéenne" (grisâtre, au bas de l'image). Songer que l'"ampélite" était, avant la formation des Pyrénées et le déplacement de la nappe vers le sud, une quinzaine de km plus au nord. Noter l'aspect lamellaire du calcaire, lié à son cisaillement sous la forte pression de la nappe au cours de son déplacement, en profondeur.
   A gauche la flèche à la peinture rouge sur le calcaire indique la direction du port de Barroude. La plage sombre correspond au simple ruissellement auquel est réduite la cascade traversée par le chemin à cet endroit.

   Ayant quitté la vire, le chemin des mines monte dans des éboulis, puis dans un terrain granitique (par un lacet à gauche, sur une murette), vers le sommet du gros épaulement appelé "dôme" par l'auteur du site. C'est là qu'il faut quitter le chemin des mines pour monter vers le col Robiñera.

                                                                              
       
   Le pic Robiñera vu depuis le "dôme". Le col Robiñera est en haut, à droite.

  Pour l'atteindre il faut commencer par descendre un peu dans l'éboulis, au milieu de l'image, jusqu'au chaos rocheux où on voit des rochers blancs, puis traverser celui-ci (quelques balises rouge et blanc et des cairns) pour gagner et remonter le premier éperon mi-rocheux mi-herbeux (au centre de l'image) qui est assez raide, afin de surmonter la longue barre rocheuse rougeâtre. En haut de cet éperon on traverse le torrent qui alimente la première des 3 cascades parcourant cette barre.

        

PHOTO (ci-dessus, avec calque explicatif ci-contre) du versant est du pic Robiñera, prise en novembre des abords du pic Barrosa.
  

   En tirets rouges sur le calque, les différents itinéraires permettant de gravir facilement le pic Robiñera et le pic de La Munia depuis le fond du cirque




Par dessus le col de Robiñera, on aperçoit, les sommets du massif du Mont-Perdu.

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   La montée vers la col Robiñera se fait ensuite dans un terrain schisteux et dans l'axe de la haute vallée du rio Barrosa comme le montre cette photo.

   Il n'y a plus là de difficultés, le long cheminement, dans l'axe de la haute vallée du rio Barrosa, étant facilité par des cairns et par des flèches peintes sur des rochers, blanches ou rouges et dirigées vers l'aval, ainsi que par un vague sentier.

 

   Pour voir d'autres photos prises dans la montée vers le col Robiñera, aller dans une autre page de photos (dont une de Lucien Briet) consacrée à l'ascension du pic de La Munia par le cirque de Barrosa.

 

       
   Du col Robiñera on aperçoit, dans l'arête ouest du pic de La Munia, vue de profil, une petite brèche dans laquelle est coincé un bloc rocheux blanc.
  
   C'est cette brèche à laquelle il faut monter, par les éboulis qui reposent au pied de la falaise, et pour finir par une courte cheminée facile.

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   Voici ce bloc coincé, vu de près, et le couloir par lequel on y accède. Au loin : le grand lac de La Munia et le col de Las Puertas.

   Passé ce bloc on se trouve tout de suite au pied du "pas du chat", célèbre mais court passage d'escalade de l'arête ouest du pic de La Munia (qui est sa voie normale), constitué d'une dalle de 3 mètres de haut qu'on surmonte (
en se tirant éventuellement sur une courte corde fixe en place) par une large et mal commode fissure proche de son bord droit (II sup, voire III sans la corde, à la descente). On peut aussi l'éviter par une escalade un peu plus facile sur sa gauche.
 

       
   Au-dessus du "pas du chat" plusieurs cheminements s'offrent, pour monter au sommet, dans les rochers de la longue arête ouest, accidentée et aérienne. Leur escalade reste facile tout le long.
   
   Ce qui permet de jouir du paysage : ici la partie nord du cirque de Troumouse, dominée par la dent du pic Gerbats dont on voit ici la face sud-ouest, après avoir vu sa face nord, puis sa face est (voir la page de photos consacrée au pic Gerbats). Au loin, de gauche à droite : les pics des Aguilous, de Campbieil, d'Estaragne, et Méchant

 

       
   Vue sur la partie sud du cirque de Troumouse, tachée par les ombres des nuages. A droite on aperçoit la vallée d'Héas.

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   Vers le sud le regard plonge dans les lacs de La Munia. A droite : le bas de l'arête sud, calcaire, de la Pène Blanque. Plus loin, dans l'ombre, le pic de Chinipro, à droite du col de Las Puertas derrière lequel on devine, au soleil, le sommet du pic Comodoto. Au fond : les Tres Marias et le col de Niscle (à droite).
 

       
   Vue surplombante d'une partie de l'arête. Les deux randonneurs donnent l'échelle.
   Au fond : le massif du Mont-Perdu, du col de Niscle à gauche aux pics d'Astazou à droite.

 

       
   Un passage sur dalle, aérien et exposé, mais facile. A droite, le centre du cirque de Troumouse, échancré par le vallon des Touyèresqui descend vers Héas. Au fond, à gauche, le Vignemale.

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   Environ 5 heures après être partis du port de Barroude (sans compter les arrêts) les trois randonneurs sont au sommet du pic de La Munia.
 

       
   Du sommet de La Munia, vue sur, illuminés par un rayon de soleil, la haute vallée du rio Barrosa, le versant nord de la sierra de Liena et le plateau de Liena.
 

       
   Un autre rayon de soleil éclaire la selle neigeuse du pic Robiñera. Ce névé est le résidu du véritable glacier, avec de profondes crevasses, que Russell a vu le 13 août 1878 du sommet du pic Robiñera, et qui occupait encore toute cette cuvette enserrée par le pic et son avant-sommet (voir la page consacrée ausx glaciers du cirque de Barrosa).

                                                                             Haut de page

       
   A l'est le panorama, très vaste de tous les côtés, est complexe. Au deuxième plan le chaînon dans l'ombre est celui qui va du pic de Port Vieux à gauche, au pic Barrosa, à droite. Dans le plan suivant éclairé par le soleil on identifie l'échancrure arrondie du port de Bielsa, à gauche du pic de Bataillance à peine individualisé. Plus loin, à gauche, le pic Garlitz est dans l'ombre. Derrière lui : le pic d'Aret.
   (pour voir des panoramas à 360° pris du sommet de La Munia aller à la page consacrée au pic de La Munia et cliquer sur l'une ou l'autre des vignettes qui figurent à la fin de la section 1)
 

       
   Dans la descente de l'arête, un passage aérien.
 
                                                                            Haut de page

       
  L' mpressionnant chicot de calcaire (peut-être une quinzaine de mètres de haut) qu'on découvre lorsqu'on arrive en haut du "mur du Passet", et qui se détache ici sur le cirque de Troumouse (note 1).
 

                          
   Le "mur du Passet" (2610 m. ; signalé sur la carte IGN sous le nom "le Passet"), sans le moindre névé à sa base, alors que en début de saison la neige réduit sa hauteur. C'était d'ailleurs surtout le cas dans le passé, avant le réchauffement climatique (note 1). Elle est ici, un 26 juillet (2012), de 6 à 7 mètres : mauvaise surprise pour le randonneur qui, monté à la Munia par le cirque de Barrosa ne s'attend pas à le trouver si haut. Ce jour-là deux sympathiques espagnols rencontrés au sommet, et qui nous précédaient dans la descente, nous ont aimablement attendus, pensant que nous n'avions peut-être pas de corde, pour nous faire profiter de la leur (merci à eux).
.
   L'escalade de ce mur, proche de la verticale, peut être, à la montée, coté II sup ou III. Sa désescalade, à la descente, est donc plus difficile et impressionnante, nécessitant un rappel pour qui ne pratique pas, ou plus, l'escalade, et donc de se munir, au départ de la randonnée, d'une corde (et même d'1 mètre de sangle neuve, la solidité de la sangle qu'on trouve en place sur un piton pouvant être suspectée). C'est le passage-clé de la randonnée (note 1).

 

       
   Voici comment se présente, au-dessous du mur du Passet (note 1), le raide et long couloir d'éboulis croulants, en entonnoir, par lequel on débouche sur les grands mais confortables éboulis qui s'étendent à la base de la paroi et dans lesquels sont plantées plus loin, dans l'axe de ce couloir, les "deux soeurs" (la plus grande cache ici la petite).
   Il peut être plus ou moins enneigé en début de saison, et alors exposé. Piolet et crampons sont recommandés, surtout si la neige est gelée le matin.


  
   VOIR AUSSI, au sujet du "Circuit Lucien Briet", pour un complément de précisions :
   -
le topo et les photos dans le site de Philippe Queinnec, qui l'a parcouru le 2 octobre 2014 :
cliquer ici ;
   - le site camptocamp :
cliquer ici .

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    NOTES :

1.  Dans le guide Ollivier, Pyrénées centrales II, édition 1968, dans le topo de l'ascension du pic de La Munia par le cirque de Troumouse (cotée PD), n° 296, on lit à la page 272 :" La rive gauche du couloir [tel qu'on le gravit à la montée au-dessous du mur : photo ci-dessus] se termine par une aiguille [photo ci-dessus], qu'on laisse à droite. Remonter les éboulis vers le sud puis, laissant à droite une cheminée profonde, s'élever à gauche sur un petit mur de quelques mètres (II sup), qui représente une verticale, mais très courte escalade afin d'atteindre les éboulis supérieurs".
    L'auteur du site, qui a gravi le pic de La Munia depuis Héas le 28 juin 1964, ne se souvient en effet que d'un "petit mur" ne s'élevant peut-être que de 3 ou 4 mètres au-dessus d'un névé, et franchi par lui sans aucune difficulté, alors qu'il n'avait jusque là jamais pratiqué l'escalade.
    Il a une deuxième fois gravi La Munia depuis le cirque de Troumouse le 24 juin 1994. A cette époque de l'année la présence de la neige au pied du mur en réduisait encore la hauteur. Mais le groupe dont il faisait partie l'a franchi sans difficulté (photo ci-contre).

     
  Ces images sont des photos (recadrées) du franchissement, à la monrée, du Passet, insérées dans une vidéo de l'ascension, par des randonneurs espagnols, de La Munia par le cirque de Troumouse, en août 2011,  époque à laquelle il n'y avait pas de névé à la base du mur, comme le 26 juillet 2012. Elles donnent une idée de la difficulté (modérée, mais évidemment plus importante à la descente) de cette escalade.
   (cette très belle vidéo, avec un commentaire en espagnol, intitulée "La Munia des de Troumouse", où on voit aussi la descente du mur en rappel, et qui dure 8 minutes, est visible, au moins au début de 2014, sur Youtube :
cliquer ici ).

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