Chemin
des mines
Histoire
L'auteur
de ce site ignore quand et par qui le chemin des mines, qui a les caractéristiques
d'un chemin muletier, a été aménagé, AMENAGEMENT
qui, malgré la mise à profit de l'existence d'une corniche naturelle dans
les falaises liée à la géologie du cirque, a nécessité des travaux importants
(construction de murettes de soutènement, élargissement de la corniche
en certains endroits à coups d'explosifs) et difficiles à réaliser en raison
de l'altitude et surtout des dangers liés au fait qu'ils se déroulaient en
partie dans des falaises vertigineuses.
C'est vraisemblablement au XIXe siècle, peut-être vers le milieu
ou
la fin de celui-ci , époque où
la prospection et l'exploitation minières prenaient leur essor du fait des
progrés de l'industrialisation, que cet aménagement a été
réalisé.
Cependant
ce chemin est peut-être plus ancien. Dans la légende d'une photo
de son site Patrice Bonnefoy (n° 10 dans la liste des liens) parle d'une
"ancienne route commerciale utilisée jusqu'au XIIIe ou
XIVe siècle [...] permettant les échanges entre les paysans
des deux vallées".
A noter qu'aux mines
de la Mail de Bulard, en Ariège, au début du XXe siècle,
l'accés s'est fait un temps par une corniche analogue, d'environ 500
m de long, dans une falaise. Des accidents ont eu lieu ; en
fait
peu nombreux, mais ayant contibué à l'attribution
du surnom de "mangeuse d'hommes" à cette mine.
Dans les Carnets de Jean Arlaud,
sur une carte du cirque de Troumouse (dessinée par lui pour illustrée
une course du 11-9-1921,elle déborde sur celui de Barrosa : voir
ci-contre), tome I, p.165, on voit sur le tireté
figurant le chemin, la mention "Ancienne voie du Decauille" (sans
doute pour Ancienne voie Decauville) : y avait-il une petite voie ferrée
sur une partie de la corniche?
*
Cet aménagement à grands frais est à mettre en relation
avec l'EXPLOITATION DES MINES DE PLOMB ARGENTIFERE
DU PIC LIENA, dans une première phase, antérieure
à celle qui a commencé en 1912, facilitée par l'installation
de câbles aériens. On peut raisonnablement supposer
(comme l'a fait dans d'autres pages l'auteur de ce site), sans pouvoir l'affirmer,
que le "chemin des mines" a été réalisé en vue du transport du
minerai à travers le cirque de Barrosa, vers la vallée française de
La Géla, à dos de mulet, ce d'autant plus que dans cette vallée
il était relayé, pour le franchissement de barres rocheuses, par un câble
transporteur aérien, et qu'il y passait par une laverie, à proximité d'un
torrent, où le minerai pouvait être débarassé de sa partie stérile.
Cependant, en admettant que le câble ait pu être utilisé aussi
par des hommes, on ne peut pas exclure que la raison d'être de ce chemin ait
été simplement de faciliter le déplacement, entre la France et les mines,
des personnes qui y travaillaient (concessionnaires, ingénieurs, ouvriers)
pour leur prospection et leur exploitation, et le transport du matériel que
celles-ci impliquaient. Déplacement des personnes qui se faisait à l'époque,
pour certaines, à cheval, ou même en chaise à porteurs (vers 1880 un ingénieur
travaillant pour le compte du propriétaire des mines circule tous les jours
entre St-Lary où il réside et l'Espagne, " sur des chemins qu'il a fait aménager,
en chaise à porteurs ", selon la thèse d'histoire de Claude Dubois, " L'industrie
minière du zinc en France, mi XIXe siècle à mi XXe siècle ", Paris, 2004).
*
D'autre part, une fois aménagé, le chemin a pu être utilisé,
parallélement et postérieurement à sa destination minière, comme CHEMIN
TRANSFRONTALIER, par les populations de la vallée de Bielsa
et de la vallée d'Aure, en concurrence avec le Port Vieux et le port de Bielsa,
pour se rendre en France ou en Espagne, à pied, à dos de mulet ou même à cheval
(voir ci-dessous la citation d'un récit des frères Cadier).

Lithographies de
Gavarni :
- à gauche : détail d'une lithographie (Chapelle
de Pène Taillade, vallée d'Aure [Cadéac]) extraite de
l'album Souvenir des Pyrénées
;
- à droite : planche représentant un contrebandier,
extraite de l'album Montagnards des Pyrénées Françaises
et Espagnoles, 1829 (remarquer, à terre, le grand chapeau, et des
crampons)
Jusqu'au début du XXe siècle, en raison
de la difficulté de franchir le redoutable Paso de Las Devotas,
les relations ont été, pour les habitants de ces
hautes vallées aragonaises (plus peuplées qu'aujourd'hui, comme on
peut le voir par exemple dans la vallée de Chisagües, au nombre des granges
et des anciennes terrasses de culture), plus étroites avec les vallées
d'Aure et "de Barèges" (le pays Toy, accessible par le port
de La Canau) qu'avec la vallée de l'Ebre, car plus faciles d'accés
malgré l'altitude des cols frontaliers.
La haute vallée d'Aure, jouissant d'une relative
autonomie par rapport au
pouvoir
royal, était elle-même dans le passé plus tournée
vers l'Espagne que vers la France, comme en témoigent deux détails
: le nom Aragnouet viendrait pour certains de Aragonet, "petit
Aragon", et il existait sur la route de la vallée d'Aure, à
hauteur de Tramezaygues, une porte métallique appelée "porte
d'Espagne"(note
1).
< Chromolithographie
de Pierre Gorse, extraite de l'album Les
Pyrénées monumentales et pittoresques, représentant
des marchands de raisins espagnols.
Comme on le sait, des "lies et passeries"
(mots anciens qu'on peut traduire, en gardant leur étymologie, par
"alliances et pactes"), démocratiquement discutés
par des assemblées locales, régissaient le partage des gras
pâturages du versant nord. Sur le plan commercial s'échangeaient
principalement des mulets venant de France, et du vin, dans des outres, de
la laine, de l'huile d'olive et du sel venant d'Espagne. Les aragonais venaient
ramasser le foin en France et les français partaient en Espagne cueillir
les olives (ou pour échapper à la conscription) (pour en
savoir plus à ce sujet voir la page consacrée au port
de Plan).
Ces échanges se faisaient surtout par le port
de Bielsa et le port Vieux, mais aussi par le port de Barroude
en passant par l'Hôpital de Parzan et le fond du cirque de Barrosa.
Ces trois ports (le port de Barroude sous le nom de "Port de Birousse")
figurent sur la carte de Roussel commandée par le Régent
(dressée entre 1716 et 1719, sa première édition est
parue en 1730), pour mieux connaître les "cols, passages et ports
qui vont de France en Espagne traversant les Pyrénées".
Les chemins qui les empruntent convergent côté espagnol vers
l'"Hopital de Bielsa" (plus tard "de Parzan"), et côté
français vers l'"Hopital de Chaubère" (attenant à
la chapelle des Templiers) (voir la page consacrée à la carte
de Roussel).
Mais pour atteindre le port de Barroude, les habitants
de Bielsa, et surtout ceux de Chisagües, de Parzan, et de Espierba, pouvaient,
par la vallée du rio Real ou par le col des Sarratillons, gagner le plateau
de Liena et de là traverser le cirque de Barrosa par le chemin des mines,
sans perdre d'altitude, et descendre ensuite dans la vallée de La Géla par
le chemin actuel.
Le chemin était aussi probablement emprunté par des contrebandiers
. Et surtout par des bergers amenant leurs troupeaux
paître les pâturages du cirque de Barrosa ou du versant
français
plus humide, dans la vallée de La Géla. C'est d'ailleurs le
cas encore aujourd'hui, malgré le mauvais état du chemin : quand
on parcourt la corniche sud on trouve, à un endroit où elle
s'élargit sous un surplomb de la falaise, une plateforme où
manifestement se rassemblent des moutons, dont par ailleurs on trouve des
traces le long du chemin (voir aussi ci-dessous un paragraphe consacré
aux frères Ravier).
Sous le port de Barroude, à l'extrémité de la corniche
nord, une construction dont les ruines, presque arasées, sont maintenant
à peine visibles, portait, entre autres, le nom de " cabane des douaniers
" (voir la page de PHOTOS ci-contre, et plus bas les citations des pyrénéistes).
Ce chemin aurait aussi été emprunté
par les républicains espagnols pendant la guerre d'Espagne,
en concurrence avec celui du port de Bielsa,.et surtout celui du Port Vieux
(notamment par les habitants de la vallée de Bielsa pour se réfugier
en France lors de l'épisode de résistance à l'avancée
franquiste dit "Bolsa de Bielsa", en 1938).
Vers les années 1950 des habitants de la vallée
d'Aure passaient le port de Barroude pour aller chasser l'isard sous le col
de Robiñera en empruntant le chemin des mines sur la corniche de la
falaise nord.
Pour
en savoir plus :
- sur les rapports historiques entre les habitants des vallées
françaises et aragonaises : voir la page consacrée au port
de Plan , et surtout celle consacrée
à l'histoire
du chemin qui passe par ce port à une
dizaine de km à l'est du cirque de Barrosa ;
- voir la page consacrée à la "Bolsa
de Bielsa", et la page de photos
de l'exode auquel elle a donné lieu.
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AUTOUR DE 1900, DES
PYRENEISTES FRANCAIS, explorant les Pyrénées, souvent accompagnés
de guides ou de porteurs locaux capables de les informer, ont, à la suite
de Russell et Schrader (voir la page
qui lui est consacrée), visité le cirque de Barrosa, encore
" mystérieux ", et croisé ou même parfois parcouru en partie (comme Lucien
Briet), le chemin des mines, sans doute alors en meilleur état qu'aujourd'hui.
Ils en parlent dans leurs récits, en particulier :
* Bertrand
de LASSUS (1868-1909)
Le 6 septembre 1892, venant de la Hourquette
de Chermentas, il contourne le pic de La Géla et (cité dans
l'ouvrage de Jean Ritter, Le pyrénéisme avec Henry Russell
et Bertrand de Lassus, p. 216-217)
"arrive ainsi bientôt en dessous du pic Gerbats qui
me sépare de la région de Troumouse. Je me jette ensuite dans
l'ancien chemin muletier des mines espagnoles de Ruego
[versant français] que je suis et qui me fait passer successivement
en dessous des pics de Serre-Mourène [en fait Heïd ?] et
de Troumouse qui, par leurs parois lisses et verticales qui se reflètent
dans un joli lac d'où émergent ça et là des rochers
couverts de mousses, forment un tableau à la fois pittoresque et terrifiant.
Ce sont peut-être les plus beaux et les plus grands précipices
des Pyrénées que ceux qui dominent cette région des lacs
de Barroude [...].
Repos au col de Barroude qui sépare la haute vallée
de La Géla d'avec la gorge espagnole de Barroude [...]. Je descends
ensuite d'une dizaine de mètres [en fait un peu plus] sur le
versant espagnol du col et je vais installer mon campement dans une ancienne
baraque en planches à moitié démolie, reste
de l'exploitation des mines de Ruego. Bonne source à côté
[voir une photo].
En face de moi s'ouvre le petit cirque désolé de Barroude [Barrosa]
terminant une gorge étroite qui mène à Parsan [...].
A l'ouest le sombre massif des pics de Troumouse et de La Munia. A l'OSO,
le pic de Las Lozeras [Robiñera]. A noter le curieux
chemin taillé presque à pic dans les parois et qui conduisait
jadis aux mines.
Installation du campement. Mes hommes allument un grand
feu dans un des coins de la baraque et ne tardent pas à mettre le feu
à la baraque elle-même. Nous l'éteignons rapidement grâce
au voisinage de l'eau et faisons vite avec nos piolets la part de l'incendie".
< Détail
d'une lithographie de Sorrieu, illustrant Ascension
au Vignemale par le Prince de la Moskowa, 1842
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*
Lucien BRIET
(1860-1921)
Le pyrénéiste photographe
originaire de Charly-sur-Marne,
avait découvert, émerveillé, le cirque de Gavarnie, Ordesa
et le Mont-Perdu dans les années 1889-1891 (note
2).
Plus tard, entre 1902 et 1911, il va tous les étés
parcourir le haut Aragon, entre les rios Cinca et Gallego, photographiant
ses sites, ses villages et ses habitants, se faisant ainsi connaitre, par
ses photos et ses écrits, des espagnols,
et gagner leur estime et leur amitié.
Mais entre 1892 et 1902, basé à Gavarnie
puis à Gèdre, il explore le chaînon qui va du pic Long
à La Munia (notamment le cirque de Troumouse en 1902). Inspiré
par les écrits de Russell et Schrader et attiré par le "mystérieux
cirque de Barrosa", il réalise, les 29, 30 et 31 juillet 1897,
une
randonnée
au départ de Héas, en circuit autour de La Munia (plan
ci-contre ; cliquer dessus pour ouvrir une carte détaillée de
ce circuit tel qu'on peut le réaliser aujourd'hui en couchant au refuge
de Barroude au lieu des cabanes de La Géla). Il est accompagné
d'un guide et d'un porteur
(chargé de son énorme et lourd appareil photo fonctionnant avec
des plaques de verre d'un format de 18 sur 24 cm). Venant de la vallée
de La Géla il va le 2e jour traverser la partie nord du cirque
en empruntant, ainsi équipé, le "chemin de la mine",
qui était alors sans doute en meilleur état qu'aujourd'hui.
Au
cours de cette randonnée il prend de nombreuses et splendides photographies
(dont les négatifs et les tirages originaux sont conservés au
Musée pyrénéen deLourdes, comme ceux de l'ensemble
des photos de L.Briet), puis écrit un récit qui paraîtra
dans la revue Explorations pyrénéennes, Bulletin de la Société
Ramond, 1er (p. 23) et 2e trimestre (p. 71) 1902, sous le titre Autour
du Mont Perdu, La Géla et le cirque de Barrosa.
Cela
justifiait une PAGE SPECIALE (qu'on peut ouvrir
en cliquant sur l'antique appareil photo ci-contre), contenant
des extraits de ce récit, illustrés par des reproductions de
ces photographies, du moins une grande partie de celles prises entre la Hourquette
de Chermentas et le col Robiñera (note
3).
* Le
Docteur VERDUN
Pyrénéiste du CAF, il
écrit dans l'Annuaire
du Club Alpin Français, année 1902 :
"Sur les flancs de
cette paroi, notre guide nous montre les restes d'un
ancien chemin, construit à grands frais pour amener
jusqu'au col de Barroude le minerai prélevé dans les
entrailles du Pic de las Louseras [plus précisement
du pic Liena]. On aperçoit même,
à quelques mètres en contre-bas du port, les ruines
de l'ancienne cantine qui servait de logement aux ouvriers
travaillant dans les mines."
* Les
cinq frères CADIER
Le 16 Août 1902 (note
4),
au cours d'une traversée des Pyrénées de l'Aneto à La Munia, ils gravissent
(par l'itinéraire 4a) le cirque de Barrosa
("cette merveille", disent-ils).
Aprés le récit de leur approche du cirque et de
la nuit passée au pied de la muraille (voir une note dans la page
consacrée à Schrader),
ils écrivent (dans
"Au pays des isards", les Amis du livre pyrénéen, 1968, p. 60, contenant
une carte [ci-contre] où on note le mot "Ruines" :
celles de l'ancien "Hospital" de Parzan),
aprés la mention d'"une petite terrasse (2400 m ?) encombrée
d'un chaos rocheux", ces lignes surprenantes :
"Nous coupons ici un sentier qui vient
du port de Barroude et va, par une ride de stratification, en corniche
vertigineuse, à un autre col ouvert, au-dessus d'abîmes et à l'E de
Las Loseras [Robiñera], sur la vallée de Chisagües. Par cette
route originale et hardie nous voyons s'avancer, rapides,
deux femmes et un homme. On nous a dit que des chevaux y passeraient sans
peine ".
Difficile aujourd'hui d'imaginer des chevaux dans les falaises
du cirque (note
5). Mais on peut penser qu'en un siècle l'érosion
a fortement dégradé
le chemin dans ces falaises. Il en reste
cependant un court secteur presque intact, dans la falaise sud, témoignant
de l'état dans lequel était le chemin, tout le long des corniches,
à l'époque où il était régulièrement
utilisé et entretenu (voir une page
de photos).
*
Dans
les DERNIERES DECENNIES DU XXe SIECLE
le chemin était très dégradé, notamment dans les couloirs d'éboulis de la
falaise sud du cirque où les murettes de soutènement étaient
effondrées (sauf à un endroit), ou le chemin recouvert par la pierraille,
et dans la falaise nord, où il était effondré, ou encombré d'une
terre herbeuse et déclive. Ce qui rendait son parcours intégral difficile
et périlleux (il semble que des bergers aient toujours emprunté la
partie sud).
Cependant certains pyrénéistes s'y etaient
risqués, comme, en particulier; les
frères Jean et Pierre Ravier, du
port de Barroude au col d'Espluca Ruego, en deux temps : le 4 août 1981
pour la partie nord, avec passages de cascades, et de névés
par en dessous, et le 13 août 1982 pour la partie sud du chemin (en
deux heures), qu'ils trouvent encombré par un troupeau de moutons qui
refusent de céder le passage aux intrus qu'ils étaient (renseignements
aimablement communiqués par les frères Ravier, et article de
Pierre Ravier dans la Revue Pyrénéenne n° 27, sept.
1984, p. 6-13 ; voir dans une page
de photos, celle des frères Ravier).
*
EN 2003 ET 2004 le chemin a été sommairement rénové
par les espagnols, et rendu praticable par des montagnards, dans les falaises
du cirque. Ils n'ont pas remonté les murettes mais ont tracé un étroit sentier
dans les éboulis pentus de la falaise sud et nettoyé la corniche
de la falaise nord. Un câble métallique a été scellé dans le rocher aux endroits
les plus impresssionnants, notamment dans les premières centaines de mètres
à partir du col d'Espluca Ruego.
La traversée du cirque par le
chemin des mines est ainsi redevenue possible (de préférence
en milieu ou fin de saison, quand il n'y a plus de neige), quoique réservée
à des montagnards aguerris, ayant le pied sûr et familiers du vide. Dans la
vallée de Chisagües, sur le plateau de Liena et à l'Hôpital de Parzan des
panneaux orientent vers le " Camino de Las Pardas" .On peut intégrer
ce parcours dans le circuit indiqué par la carte ci-dessous
(y cliquer pour voir une carte détaillée), dans un sens
ou dans l'autre
(dans la rubrique Courses voir la page pic
Liena).

Sans se lancer dans cette traversée qui reste un peu difficile,
on peut parcourir ou visiter des secteurs du chemin à partir
de trois endroits :
- le plateau de Liena et au col d'Espluca Ruego,
accessibles par la vallée de Chisagües (voir les courses pic
Liena et pic Robiñera).
- le " dôme " (le gros éperon, ou épaule,
granitique médian, où on croise le chemin, comme les frères Cadier), sur l'itinéraire
de La Munia par le cirque (voir la course pic
de La Munia). De son sommet on a une vue d'ensemble sur la traversée du
cirque. Sur son flanc sud les vestiges du chemin sont à peine visibles dans
l'herbe mais repérables si on se laisse guider par la géologie.
- sous le port de Barroude, à l'extrémité nord de la corniche.
<
Le long du "Camino Barrosa" on trouve des flèches
comme celle-ci , peintes en rouge sur les rochers.
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de page

- on trouvera de brèves biographies
dans des pages de plusieurs sites Web :
* Du
Cinca au Gallego (n° 2 dans les Liens) : biographie et photos de Lucien
Briet associées à de nombreuses indications, avec cartes et
photos de l'auteur de ce site, sur les canyons et les villages du Haut-Aragon,
topos de randonées ;
*
www.pyrenees-team.com
(n° 14 dans les Liens)
;
* www.pyrenees-passion.info. (retour
au texte)
3. Ce
trés beau circuit, au
départ d'Héas (voir la carte),
qu'on peut appeler "circuit Lucien Briet",
fait visiter les 3 cirques (Barroude, Barrosa, Troumouse). Il peut
être réalisé en 2 jours en couchant au refuge de Barroude,
alors
que L. Briet avait couché aux cabanes de La Géla (voir la
page indiquant les accés
au cirque de Barrosa).
On
peut s'y amuser à refaire les photos de Lucien Briet. Le deuxième
jour peut être agrémenté par l'ascension de La Munia
depuis le col Robiñera.
(retour
au texte)
4.
Pour
leur biographie, voir une page du site : www.pyrénées-team.com
(n° 14 dans les Liens).
Dans la page consacrée
ici à Schrader , voir une
citation de leur récit de la traversée du cirque de Barrosa
entre Parzan et Héas. (retour
au texte)

5.
La PHOTO ci-contre peut aider à imaginer le parcours à
cheval du chemin des mines à travers le cirque. Elle est extraite d'un
western d'Henry Hathaway, "Le jardin du diable" (USA, 1954),
où ce chemin en corniche est censé donner accès, lui
aussi,à
des mines,
en
l'occurence des mines d'or.
(retour au texte)