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Le pic Liena
 (2605 m),
   
en circuit à partir
de L'Hôpital de Parzan, par les mines Luisa, et retour par le plateau de Liena et la TRAVERSEE DU CIRQUE PAR LE CHEMIN DES MINES

      (voir aussi une version imprimable)

    Un éboulement assez important était survenu en 2006, qui avait coupé la corniche de la falaise sud du cirque, et arraché une main courante. Depuis ce passage a été réaménagé, mais la traversée intégrale du cirque reste dans l'ensemble assez difficile, certains passages aériens et exposés réclamant une grande vigilance (voir la note 3 ).
    
   Le pic Liena (2605 m), qui culmine à l'extrémité est de la sierra de Liena, entre vallée de Barrosa au nord et vallée de Chisagües au sud, est facilement accessible, à pied, par la vallée de Chisagües, en traversant d'ouest en est (dénivelée : environ 550 m) le vaste plateau pastoral incliné que forme le flanc sud de la sierra de Liena. Ceci à partir de l'endroit où la piste qui remonte la vallée aborde ce plateau à hauteur d'une cabane de berger (refuge de Montarruego), sur un promontoire. D'ailleurs, en VTT ou avec un véhicule 4x4, cette piste permet d'atteindre les mines qui se trouvent sous le sommet (mines " Robert "), et la crête de la sierra.
  
    Mais il existe pour le gravir un itinéraire plus long (dénivelé : 1200 m), plus sportif, mais beaucoup plus intéressant et agréable, empruntant, à partir de L'Hôpital de Parzan, un ancien chemin muletier qui a servi, dans les années 1910 et 1920, à l'exploitation des mines, et fait accéder à celles du versant est (mines " Luisa "). Ce chemin, proche du câble aérien par lequel descendait le minerai, et déployant ses lacets en forêt dans sa partie inférieure, est actuellement difficile à suivre, bien que des cairns y aident, parce qu'il est plus ou moins effacé par la végétation, ou par endroits effondré dans les escarpements de sa partie moyenne : mais cette difficulté, modérée, ne fait qu'ajouter à l'attrait de ce beau chemin (note 1).
  
    De plus, au lieu de redescendre par ce chemin, on peut, après avoir parcouru la sierra de Liena jusqu'au col d'Espluca Ruego, faire la TRAVERSEE DU CIRQUE DE BARROSA PAR LE CHEMIN DES MINES (ou "chemin des mineurs", ou "Camino de Las Pardas ", ou encore " Camino Barrosa "), entre le col d'Espluca Ruego (2493 m) au sud et le port de Barroude (2534 m) au nord. Sommairement rénové en 2004, il court sur
la vertigineuse vire et à travers les éboulis de la falaise sud du cirque, puis dans les pelouses de la partie centrale du cirque jusqu'au "dôme" (sans descendre au-dessous de 2300 m), ensuite sur la vire de la falaise nord, pour atteindre, aprés une courte montée, le port de Barroude d'où on peut contempler la muraille et les lacs du même nom. Le retour à l'Hôpital de Parzan se fait par le fond du cirque et la haute vallée du rio Barrosa. On réalise ainsi un splendide et spectaculaire circuit. sans guère d'équivalent dans les Pyrénées. Sa durée est d'environ 9 heures (sans compter les arrêts), et le dénivelé positif cumulé de 1500 m.
   A noter que ce circuit peut aussi bien être parcouru dans l'autre sens : la montée est plus progressive et le cheminement se repère de loin.

  
   VOIR AUSSI :
  
- Des sites web ou blogs contenant des récits d'un tel parcours, par le texte ou des photos (ou les deux,) permettent, en complément de cette page, de se faire une idée de la traversée du cirque par le "camino de Las Pardas" : on en trouvera une liste dans la note 4 ;
   
- Des livres, contenant récits ou topos, avec des photos, de cette traversée, sont parus en 2014 et 2015 ; trois d'ente eux sont recommandés en note 5 .
   
   Pour en savoir plus sur les rapports du chemin des mines avec la géologie du cirque, voir les rubriques
Géologie et Chemin des mines, en partculier dans celle-ci la page Description géologique (l'essentiel à savoir étant que le chemin des mines tire parti et souligne la structure en deux étages du cirque, "socle" en bas, nappe de charriage en haut : son tracé court le plus souvent sur la corniche située à la limite des deux.

  Accés : par l'Hôpital de Parzan ;
  Dénivelé : 1200 m pour le pic Liena ; compter en plus environ 6 ou 7 km de parcours plus ou moins horizontal et 300 m de dénivelé de plus pour aller jusqu'au port de Barroude ;
  Intérêt : tout est réuni pour faire de ce circuit une course exceptionnelle : ascension par un ancien et pittoresque chemin muletier, visite d'une ancienne exploitation minière, survol d'un vaste plateau pastoral sur la crête d'une sierra face au Mont-Perdu, spectaculaire parcours de corniches vertigineuses, dans l'historique "chemin des mines" traversant le cirque de Barrosa, facile lecture de la géologie du versant sud des Pyrénées, retour par une belle vallée boisée ;
  Période : fin juillet, août et septembre de préférence, quand il n'y a plus de neige sur les corniches ;
  Difficulté : modérée, mais attention : cette course, longue (compter environ 10 heures), emprunte dans la traversée du cirque des vires trés aériennes et implique la traversée d'éboulis pentus et croulants au-dessus d'à-pics, pas toujours sécurisée par des mains courantes ; elle nécessite donc un bon entrainement physique, l'absence d'appréhension au-dessus du vide, un pied sûr et beaucoup d'attention ; une corde peut être utile dans certains passages (des spits sont en place) ; la présence de neige (la corniche sud ayant une orientation nord elle peut y persister longtemps dans les couloirs encaissés), rend la course plus difficile : un bon équipement (piolet, crampons, et éventuellement corde) est alors indispensable pour la traversée de névés pentus ; la présence de glace peut rendre la traversée du cirque impossible ; se renseigner sur l'état du chemin des mines auprès des gardiens du refuge de Barroude ;
  Topos : aucun connu sur papier (avant 2014 : note 5), mais on peut consulter au moins un site internet, celui de
Philippe Queinnec , qui, en septembre 2004, a réalisé la " somptueuse " combinaison d'itinéraires au départ de l'Hôpital de Parzan : port de Barroude, pic de Troumouse, pic de Serre Mourène, Munia, cirque, vire de la falaise sud, pic Liena, descente directe sur l'Hôpital de Parzan. En 2011, venant de la vallée de La Gela, il a parcouru à nouveau le chemin des mines,aller et retour.

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<  CARTE géologique simplifiée du cirque, avec indication et profil de l'itinéraire (voir aussi le croquis de la vallée de Chisagües). Pour sa mise à jour concernant la haute vallée du rio Barrosa, voir une page consacrée à celle-ci.

  ITINERAIRE : Après avoir quitté les installations minières de l'Hôpital de Parzan en direction du cirque, la piste forestière de la haute vallée du rio Barrosa est d'abord en forte montée, ensuite horizontale. Lorsqu'elle monte de nouveau on trouve, à droite de la piste, à environ 400 m (5 minutes) du départ, deux pancartes (indiquant " Vedado de pesca " et " Agues de alta montaña "). De l'autre côté, sur le talus, une pancarte signale l'endroit où le chemin des "mines Liena" quitte la piste pour s'enfoncer dans la forêt (note 1) .
     Après quelques lacets, ce chemin, noyé dans la végétation, passe sur la couverture maçonnée du canal de dérivation pour la conduite d'eau de la centrale électrique. Par de larges lacets, dont un qui passe sous le câble aérien, le chemin monte lentement dans la forêt et des éboulis, pour atteindre un large épaulement de l'arête qui descend du pic Liena, au-dessus de la haute vallée du rio Barrosa, face au pic Barrosa (remarquer son sommet en grès rouge). On y perd facilement le chemin dans les rhododendrons.
     Aprés quelques lacets et une courte traversée, le chemin, sortant de la forêt, atteint un éboulis au-dessus de la station d'angle du câble aérien plantée sur un éperon dominant l'ancienne douane dans la vallée du rio Barrosa.
     En haut de cet éboulis il aborde la partie rocheuse, escarpée, tortueuse, de son tracé, souvent en corniche, soutenu par des murettes parfois effondrées, et par endroits encombré par de petits pins délicats à contourner. Il finit par atteindre le pied d'un pylône du câble aérien dressé sur un éperon.
    Après avoir surmonté là un éboulement de gros blocs de granite, on retrouve le chemin au moment où il entame la traversée en écharpe, sous le câble aérien (auquel sont suspendues des bennes encore chargées de minerai), de trois vallons herbeux successifs, pentus, décrivant des lacets dans les deux premiers.
   Ensuite il aborde un quatrième vallon, plus large et moins pentu, mais plus long, remontant jusqu'en haut, sous le sommet, au niveau de la plate-forme minière qui se signale par un transformateur bien visible d'en bas. On peut le remonter sans le souci de suivre les nombreux lacets du chemin, en louvoyant dans des pelouses entre des moutonnements de granite, et en allant voir, si on veut, dans l'axe du vallon, le filon de galène exploité plus haut.    
   On finit par atteindre c'ette plate-forme minière (2450 m), dans un petit cirque glaciaire, sous les sommets des pics Liena et La Mota, face au massif de La Punta Suelsa qui trone de l'autre côté (à l'est) de la vallée du rio Barrosa. Elle comporte, outre le transformateur, les ruines d'un grand bâtiment et la station supérieure du câble aérien , délabrée. Tout prés, un tas de blocs de galène ou de sidérite attend encore d'être descendu à l'Hôpital de Parzan
   Remonter le long du filon perçé de galeries étagées. Avant d'atteindre l'arête sud du pic Liena, obliquer à droite vers son arête est, d'où on découvre le cirque. L'approche du sommet est intéressante sur le plan géologique : on quitte brusquement le granite pour aborder les sédiments déposés sur la pénéplaine post-hercynienne : d'abord une mince lame (un ou deux mètres : elle est plus épaisse au sud) de grès rouge, puis du calcaire crétacé blanc ou jaune clair. A quelques mètres du sommet on marche sur des schistes bruns qui appartiennent à la "klippe" dont il est coiffé (voir la page consacrée à la géologie de la sierra de Liena).
                                                    
                                                                                   
    Du sommet (2605 m; voir une page, avec un dessin, sur les mines) on découvre, au-delà du vaste plateau incliné que constitue le flanc sud de la sierra de Liena, au sud-ouest, le massif du Mont-Perdu, et plus loin, au sud-est, celui du Cotiella. Les pics de Robiñera et de La Munia barrent l'horizon à l'ouest, dominant le cirque.

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                                                                              *
   DESCENTE : Aller dans la direction du cirque en suivant la crête de la sierra, dont le versant nord, abrupt, tombe sur la vallée de Barrosa. En son milieu elle est divisée en deux bosses par un petit col d'où on admire le haut de l'éperon des Bachetas, orné d'une belle aiguille de granite . Peu avant d'y arriver on remarque, au-dessous de la crête, à l'extrémité d'une branche de la piste du plateau, une pancarte indiquant la direction du " Camino de Las Pardas ". En effet on trouve à ce petit col les probables vestiges de ce "chemin des mines " qu'on va s'efforcer de suivre sur plusieurs km, d'abord ici dans sa traversée horizontale du plateau, soutenu par de grossières murettes de blocs de granite (d'ailleurs ses traces sont déjà visibles dans l'herbe entre cet endroit et le col qui sépare le pic Liena du pic La Mota au sud). Du col échancrant la sierra, gagner son extrémité ouest, c'est-à-dire le col d'Espluca Ruego, soit toujours par sa crête (Punta Ruego), soit horizontalement par une sente qui prolonge le chemin dans des éboulis de calcaire crétacé.
   (voir aussi la page spéciale consacrée à la description géologique du chemin des mines , sur le plateau de Liena et dans la traversée du cirque)

       Le COL D' ESPLUCA RUEGO (2493 m) est un site remarquable à tous points de vue :
  
  - au-dessus de l'abîme on y domine l'ensemble du cirque de Barrosa, depuis le fond de celui-ci, 800 m plus bas, jusqu'au sommet du pic de La Munia dont l'arête est comporte un gros épaulement (le "dôme") qui le divise en deux parties : grande au sud, petite ("Barroseta") au nord ;
  
   -
c'est là que le chemin des mines, après le facile parcours du plateau, s'engage sur la vertigineuse corniche de la falaise sud du cirque pour traverser celui-ci jusqu'au port de Barroude qu'on voit au loin (à 3,5 km
à vol d'oiseau) ; on devine l'effroi qui devait saisir les hommes (et peut-être les mulets) au moment de se lancer dans cette traversée ;
  
  -
enfin c'est là que se dévoile le mieux la structure géologique de la région : on est ici, sur la surface granitique du "socle", au pied de la falaise, taillée dans le calcaire dévonien, qui constitue le rebord sud-est de la nappe de charriage dite de Gavarnie, et s'élève à la verticale pour former le spectaculaire pain de sucre appelé pic (ou Punta) d'Espluca Ruego (2631 m.)   
    (voir le schéma ci-contre, et la page Géologie de la corniche )

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    Commence alors la TRAVERSEE DU CIRQUE par le chemin des mines, entre le col d'Espluca Ruego et le port de Barroude
  (
la note 4 contient des liens pour des "traversées en images")
.


   A vol d'oiseau la distance entre le col d'Espluca Ruego et le port de Barroude est de 3,5 km : il faut sans doute compter 5,5 km pour la traversée intégrale à pied (avec 290 m de dénivelé positif cumulé ;
voir une carte et un profil dans une page spéciale), dont :
    - 3,5 pour aller du col d'Espluca Ruego au "dôme" (le gros épaulement sur l'arête est du pic de La Munia qui divise le cirque en deux : le "grand" (falaise sud et partie centrale) au sud, et
le "petit" (dit Barroseta, dominé par la falaise nord) au nord ;
    - 2 pour traverser ce dernier, du "dôme" au port de Barroude.
   

   S'engager sur l'étroite et trés aérienne corniche sud du cirque, longue de 2 km environ, coupée d'éboulis et franchissant plusieurs éperons, légèrement descendante, entre 2500 et 2300 m. environ.
  
Rassuré au début, sur quelques centaines de mètres, par un câble métallique scellé dans le rocher, on franchit, au pied de la falaise calcaire, une série de gros éperons granitiques , avançant plus ou moins au-dessus du cirque, séparés par des couloirs d'éboulis pentus et croulants, où le chemin devient très étroit (en fait c'est ici à peine un sentier, qui risque de s'effacer dans l'avenir), et dont la traversée, impressionnante, exige un pied sûr et beaucoup d'attention. Au bout d'un moment la vire cotoie, à la base de la falaise calcaire, une lame de plus en plus épaisse d'ampélites noirâtres friables sur les débris desquelles, à un endroit, un deuxième câble facilite la progression (c'est là qu'un éboulement était survenu en 2006 avait modifié la corniche et rendu ce passage nettement plus difficile et risqué, avant un réaménagement en 2008 : voir la note 3 ).

      Cependant, à 500 m ou 1 km du col, au milieu de la falaise, aprés avoir franchi la crête horizontale de l'éperon qui s'avance le plus loin au-dessus du cirque, on a la surprise de trouver sur son flanc ouest, relativement peu pentu, une courte section du chemin (une cinquantaine de mètres de long) où il est large et soutenu par une murette parfaitement construite : on peut légitimement penser que c'est la l'état dans lequel il était à l'origine tout le long de la vire (ce qui rend plus crédible le propos rapporté par les frères Cadier en 1902 selon lequel la vire pouvait être parcourue à cheval : voir la page Histoire du chemin des mines).
    
    Plus loin, la vire, encombrée de rochers, s'élargit sous un grand surplomb : c'est un lieu de rassemblement pour les moutons (appelé "Espluca d'el Can de Casacas" sur la carte Prames, Pineta, "espluca" comme espelunca signifiant grotte, abri sous roche, avec la même etymologie que le mot spéléologie). L'auteur du site a pu vérifier qu'aprés un violent orage le sol de cet abri était sec : il est utile de savoir qu'on peut s'y abriter d'une forte pluie ou de la grêle (mais peut-être pas de la foudre ?).
  

   Les éperons sont ensuite de moins en moins hauts. Un couloir étroit est occupé par une muraille dont il faut gagner le sommet soit par la traversée d'un mur sur des réglettes poussièreuses, soit plus facilement après une descente de 2 ou 3 m.. Aprés un parcours herbeux puis terreux on finit par atteindre les larges pierriers pentus qui s'étendent à la base de la haute falaise calcaire de la face est du pic Robiñera. On les traverse sur une sente (à moins qu'ils ne soient recouverts par des névés), pour gagner les pentes modérées de la partie médiane du cirque.                        
                                                            
                                                               
                                              
     Après le franchissement de deux petits torrents et la traversée ascendante (guidée par des cairns) de vastes pelouses, on arrive, aprés avoir franchi un autre torrent en amont d'une petite gorge, au bas d'un vaste chaos rocheux. On trouve là, dans la pente herbeuse qui monte lentement vers le " dôme ", repéré par le relief qu'il y imprime et les murettes qui par place le soutiennent, le chemin des mines sous sa forme de large chemin muletier.  Dans les moutonnements de granite il décrit deux couples de lacets. Par le dernier, il vient se placer, et ce jusqu'au sommet du " dôme ", au pied des ampélites de la nappe de charriage, sur la rampe que lui offre la couche de calcaire crétacé, de quelques mètres d'épaisseur, qui recouvre le " socle " . Remarquer à un endroit, dans le calcaire, des trous de barre à mine : le chemin a été littéralement sculpté par endroits dans la roche à coups d'explosifs.

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                                                                     *
  
 Aprés avoir franchi le sommet du "dôme"(voir la page Parcours géologiques), d'où on a sous les yeux l'ensemble de la traversée du cirque, le chemin descend sur son flanc nord en décrivant un lacet dans un chaos granitique.
    Au-dessous, sur un gros rocher calcaire, on lit l'inscription à la peinture rouge : " CAMINO BARROSA ", avec une flèche en direction du port de Barroude.
    Au bas de cette courte descente, le chemin, large puis étroit, entame, en direction de la falaise nord du cique, la traversée, horizontale puis descendante, , d'un large pierrier qui s'étale au pied des falaises.
   
   
    A partir de là on peut :
     
*
 soit, avant d'atteindre la falaise nord, quitter le chemin (c'est l'itinéraire 4 : voir au chapitre Courses, la page La Munia), pour descendre dans le cirque par une pente mi-herbeuse, mi-caillouteuse, puis la traversée du large thalweg principal de la partie nord du cirque, pour, après avoir surmonté une petite barre, traverser le replat herbeux et trouver au-delà le sentier du port de Barroude, par lequel on descend au fond du cirque.

                                          Haut de page

                                                                                                     *                                           
                 
             *  soit finir la TRAVERSEE INTEGRALE du cirque jusqu'au port de Barroude en parcourant la vire de la falaise nord. Elle est bien visible de loin, à la limite des ampélites noirâtres et du " socle " jaunâtre, limite soulignée par un " liseré " de calcaire crétacé blanc.
   
   Le début de la vire est traversé par une première cascade. En début de saison elle est recouverte (parfois seulement en partie) par un névé qu'on doit traverser pour aborder la vire : attention de ne pas passer à travers. Après la cascade le cheminement quitte momentanément le calcaire blanc pour monter de 2 ou 3 m. dans les ampélites, ce qui impose un pas d'escalade peu difficile (note 2).
   Le parcours de la vire est ensuite globalement horizontal et nettement moins long que celui de la vire sud (durée : environ une demi-heure). Il se déroule en principe sur le calcaire blanc, souvent recouvert par de la terre et de l'herbe, mais monte momentanément une autre fois dans les ampélites, au-dessus d'à-pics ou de pentes raides. Cependant il est sécurisé, en trois endroits exposés, par un câble (qui fait défaut dans un autre passage terreux fuyant). Spectaculaire, il est agrémenté par la traversée d'une autre cascade (abondante en début de saison : pour éviter la douche il est recommandé de se munir d'un puncho (ou, comme Lucien Briet le 31 juillet 1897, d'un " riflard ": voir la page Histoire du chemin des mines).
   
      (voir les pages spéciales consacrées à la
description géologique du chemin des mines, et à la falaise nord du cirque)

     Ce parcours se termine par la traversée d'un thalweg sur une murette, et continue, après celle d'un couloir étroit mais terreux et pentu, par celle, ascendante, d'un large éboulis au-dessus duquel on retrouve, dans les pelouses, les traces du chemin muletier, à l'endroit (marqué par un panneau indicateur signalant le "Camino de Las Pardas") où il rejoint le sentier montant du fond du cirque, au-dessus des ruines presque arasées (réduites à un tas de dalles calcaires, de la "cabane des douaniers".
   Par deux lacets mélés à ceux du sentier, il monte vers le large port de Barroude (voir au chapitre Courses la page Pic de Barrosa), d'où, sur le versant français, on peut contempler la muraille et les lacs du même nom.

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                                                  *
   
    Il ne reste plus qu'à revenir en arrière pour s 'engager dans le sentier qui, du port, descend jusqu'au fond du cirque, et regagner ainsi l'Hôpital de Parzan par le sentier puis l'agréable piste forestière qui longent le rio Barrosa.



    
                                                         

                                                                 
   
  REMARQUES
:

   
   -
La TRAVERSEE DU CIRQUE  peut aussi être réalisée de plusieurs autres façons (voir aussi la page consacrée à des
combinaisons d'itinéraires passant par le cirque), en partant :
   
      *
 de la vallée de Chisagües
:
           - Si on dispose de deux voitures on peut en laisser une à l'Hôpital de Parzan, remonter la vallée de Chisagües, par la piste, plus ou moins haut, atteindre à pied le col d'Espluca Ruego, directement ou aprés le parcours de la sierra de Liena, faire la traversée du cirque, puis descendre dans le cirque jusqu'à l'Hôpital de Parzan (voir à ce sujet une page du site espagnol
Barrabes.com : dans la liste à droite cliquer sur "Camino de las Pardas").
           - Le 3 juillet 2005, des membres du club de montagne Les Cadets de Toulouse (dont l'auteur de ce site) ont réalisé une traversée du cirque par le chemin des mines entre le col d'Espluca Ruego et le port de Barroude, aller et retour, en partant de la cabane du plateau de Liena (refuge de Montarruego), atteint en voiture par la piste de vallée de Chisagües. Durée totale : environ 8 heures (sans compter les arrêts). En dehors de quelques passages délicats sur des éboulis pentus et croulants, la seule difficulté a été la traversée d'un petit névé pentu et exposé persistant dans un couloir encaissé de la falaise sud, sécurisée par un encordement sur des spits en place (voir une
page spéciale pour un court récit en images).
   
       *
 ou du refuge de Barroude, proche du port de Barroude :
            - pour un aller et retour analogue, entre port de Barroude et col d'Espluca Ruego ;
            - ou en faisant un circuit de 2 jours au départ de l'Hôpital de Parzan : montée au port de Barroude par le cirque et courte descente sur le refuge le premier jour ; le deuxième jour : traversée du cirque par le chemin des mines, plateau ou sierra de Liena pour gagner le pic Liena, et descente sur l'Hôpital de Parzan par le chemin des mines Luisa. C'est peut-être la meilleure façon, et la plus confortable (dénivelé et longueur étant répartis sur 2 jours), de faire la traversée du cirque de Barrosa, complétée qui plus est par la visite du cirque de Barroude.
        

        *  ou encore de la cabane de Barrosa : montée directe (voir une page spéciale) au chemin des mines dans le grand pierrier, parcours de la vire de la falaise sud jusqu'au col d'Espluca Ruego puis traversée du cirque dans l'autre sens jusqu'au port de Barroude, et descente par le sentier du port.
   
        *
  enfin, aprés avoir gravi le pic Barrosa par les mines de Mallo Ruego (voir la page consacrée au pic Barrosa, chapitre 3) de bons montagnards bien entrainés peuvent, lorsqu'à la descente ils arrivent sous le port de Barroude, obliquer à droite pour se lancer dans la traversée du cirque par le chemin des mines, jusqu'au col d'Espluca Ruego, puis parcourir la sierra de Liena, descendre du pic Liena sur les mines Luisa, puis, par le chemin de celles-ci, à l'Hôpital de Parzan : ils réalisent ainsi un grand et somptueux circuit, empruntant la totalité des chemins des mines du cirque et des versants de la vallée du rio Barrosa au-dessus de l'Hôpital de Parzan, faisant visiter ces anciennes mines, et de plus trés intéressant sur le plan géologique. On peut l'imaginer dans les deux sens, bien qu'il soit plus facile de descendre par le chemin des mines Luisa depuis qu'il a été restauré et balisé (octobre 2006).

                                                                                       *
   
     -
Si, toujours A PARTIR DE LA CABANE DE BARROSA, on veut réaliser une courte mais belle course, et explorer une partie du chemin des mines sans faire toute la traversée du cirque, on peut se donner comme but de gravir la première bosse de la sierra de Liena (nommée PUNTA RUEGO sur la carte Prames Pineta; 2595 m), en montant là aussi directement vers le chemin des mines depuis le fond du cirque, pour parcourir la vire de la falaise sud, puis, au-delà du col d'Espluca Ruego, la crête de la sierra et atteindre le sommet (voir ci-dessous le plan, et la photo prise d'un des éperons de la vire de la falaise sud : sommet à gauche, col d'Espluca Ruego à droite, dans l'échancrure duquel on aperçoit le massif du Cotiella). Dénivelé : 845 m.
    Eventuellement
on peut compléter la course en poussant jusqu'au col entre les deux bosses de la sierra (2525 m ; beau point de vue sur l'éperon de Las Bachetas), ou même jusqu'au pic Liena et aux mines Robert. Au retour on peut suivre le même itinéraire, ou pousser la traversée du cirque plus ou moins loin, selon le goût, l'heure ou l'état de fatigue.

                       
                                                             

                                                                               Haut de Page

  
    - DE LA CABANE DE BARROSA
également, une course plus longue (dénivelé : 1425 m.), mais en circuit, consisterait à monter de la même façon au col d'Espluca Ruego, puis à descendre côté Chisagües jusqu'à la petite cheminée permettant d'accéder à l'arête sud-est pour monter au sommet du PIC ROBINERA (itinéraire 7), d'où on peut descendre dans le cirque par l'itinéraire 6 (voir la page consacrée au
pic Robiñera).

    - LE PIC LIENA peut aussi être gravi en VTT, mais par la vallée de Chisagües et la piste du plateau de Liena : voir la page de photos consacrée à cette ascension

                                                                 


   NOTES :
  
 1. Le chemin des mines Luisa (entre ces mines et l'Hôpital de Parzan) a été récemment (été et automne 2006) rénové, en particulier balisé jusqu'aux mines et même jusqu'au col entre pic La Mota et pic Liena où il atteint le plateau de Liena, en haut par des poteaux de bois de 60 cm, régulièrement disposés et bien visibles ; une pancarte signale son départ sur le bord de la piste du cirque.
   
  
  
 2. Le dessin ci-contre indique les deux façons de monter dans les ampélites : la petite cheminée, qu'on trouve à une quinzaine de m. de la cascade (qui d'ailleurs ne coule plus en fin de saison : il n'en reste alors qu'une trace noirâtre sur la roche) est plus facile (II) que l'attaque directe du ressaut (III).
  
   3.
 Dernières nouvelles sur l'ETAT DU CHEMIN DES MINES (années 2007 à 2011) :

  Un pyrénéiste aguerri qui a tenté,
le 14 juillet 2007, le parcours de la corniche de la falaise sud du cirque à partir du "dôme", signale à l'auteur du site (comme l'avait déja fait un autre pyrénéiste ayant réalisé la traversée du cirque le 15 octobre 2006) s'être heurté à un éboulement sérieux ayant coupé cette corniche et arraché un câble sur une centaine de mètres.
    Il précise : "terrain prêt à continuer à descendre et aucunement stabilisé ; essayer de continuer représente à mes yeux une prise de risque immense....vu la barre rocheuse qu'on surplombe ; même avec une corde, les possibilités de s'assurer étant quasi nulles vu l'état du terrain".
   Cet éboulement ne se situe pas trés loin du col d'Espluca Ruego, sur la flanc est du deuxième éperon granitique qu'on rencontre en venant du col
(le plus gros) , au pied des aiguilles calcaires, celui qu'on voit sur les deuxiéme et troisième photos de la page de photos 7-4 (juste avant le promontoire herbeux de la cinquième photo), et la première et la deuxième photo de la page de photos 7-5.
   
   Un autre solide pyrénéiste, Olivier Guix (auteur du site http://pyreneisme.free.fr, riche en photos et panoramas, n° 4 dans la liste des liens), qui a réalisé les 4 et 5 août 2007 un grand circuit passant par les pics Barrosa, Troumouse et Robiñera (et qui, de l'arête sud-est du Robiñera,
est descendu sur le chemin des mines par l'éperon principal de la falaise sud), a été également arrêté par cet éboulement. Il en envoie à l'auteur du présent site une photo (cliquer ici pour l'ouvrir) : on y voit le sentier interrompu par un large éboulis pentu et surtout visiblement instable, débouchant sur un à-pic hors-champ, en bas et à gauche du cliché.
  
    Le 26 août 2007 des membres du club de montagne de Labarthe-sur-Lèze (AML : Association Montagne Labarthe) ont traversé le cirque par le "Camino de Las Pardas" au cours d'une boucle de deux jours au départ de l'Hôpital de Parzan avec couchage au refuge de Barroude (bonne idée). Le compte-rendu (par Yves Moy) paru dans le site du club ( www.amlcaf.org ), avec des photos, signale en PS : " ATTENTION . Nous avons dû faire quelques pas trés exposés sur un court passage où le sentier s'était éboulé. En raison de ce risque nous déconseillons fortement cet itinéraire tant que le chemin n'a pas été restauré. Informez-vous par exemple auprés du gardien du refuge."
                                                                              
                                                                                                              
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Le 4 août 2008, Yves Moy a fait une reconnaissance et a adressé à l'auteur du site le message suivant : "Je suis allé faire une reconnaissance de la dernière partie du chemin, celle où il y avait un éboulement dangereux l’année d'avant. Bonne nouvelle : cette portion a été réaménagée, deux câbles neufs ont été fixés pour sécuriser le passage. Ils sont plus courts et ne protègent que la portion rocheuse. Le câble ne traverse plus le creux du passage, où la coulée l'avait arraché. Juste avant d'atteindre le premier, il y a deux ou trois pas où il faut faire attention de ne pas glisser. On peut donc à nouveau recommander cet itinéraire splendide, en se souvenant qu’il présente quelques passages un peu aériens et exposés et qu’il faut être vigilant".

    En septembre 2008, au cours d'une traversée des Pyrénées passant par le cirque de Barrosa, Pascal Souvion a parcouru le chemin des mines et a donc franchi la partie éboulée : cliquer ici pour prendre connaissance du compte-rendu qu'il en fait (accompagné de photos) dans le forum du site Pyrénées Team (voir des messages de "scal" et "dinosaure" du 3 octobre 2008).
    Le franchissement de l'éboulement est donc possible, mais reste dangereux et demande sang-froid et pied sûr. Il est recommandé de se munir d'une corde pour éventuellement le sécuriser.

    Le 31 juillet 2009 un excellent pyrénéiste, solide et expérimenté, André Rondi, parcourt la partie sud du chemin de mines et affirme qu'après la traversée du grand pierrier il n'existe "plus aucune difficulté". Il confirme la restauration du système d'assurance par pitons et câbles dans les parties exposées.

    Le 13 septembre 2009, Yves Moy a traversé avec des amis le cirque de Barrosa par le chemin des mines à partir du refuge de Barroude et a adressé à l'auteur du site le message suivant : "Le câble avant le dôme a perdu quatre broches sur huit, apparemment coupées net au ras de la roche suite à de l'oxydation. Le câble est à terre et le chemin faisant une courbe dans les 10 derniers mètres, on ne peut pas s'en servir dans cette portion qui est très exposée. De plus, on peut se poser de sérieuses questions sur la solidité des quatre broches restantes..."

   Le 4 octobre 2009, un pyrénéiste expérimenté trouve également, dans la traversée du cirque après une montée au pic Liena depuis l'Hôpital de Parzan ("randonnée en tout point magnifique"), des broches de fixation du câble descellées au départ du col d'Espluca Ruego, partie de la traversée où il juge que "l'usage du câble n'est pas strictement nécessaire pour passer, à condition d'être un randonneur au pied sûr et quelque peu expérimenté", ajoutant : "Il convient également de rester concentré sur sa progression malgré le vide environnant". De même dans la vire nord (où "la vigilance reste de mise car le sentier semble moins bien entretenu") il trouve quelques broches descellées et recommande la "prudence dans certains passages".
  A noter qu' entre la vire sud et la vire nord, il est monté à La Munia "via le col Robiñera par un cheminement plus aisé à trouver à la descente du col qu'à la montée (cairns, flèches blanches et/ou rouges").

   Le 18 octobre 2009, l'auteur du site a parcouru la corniche de la fal aise nord dans le sens sud-nord et fait les mêmes constatations que les deux pyrénéistes précédents : dans la première main courante trois broches consécutives, après une première en place, sont descellées, puis une autre plus loin. Les deux autres mains courantes sont intactes. Dans les parties de la vire imposant une progression dans une pente de fins débris d'ampélites tombés de la falaise, il faut évidemment rester concentré pour y assurer la pose de ses pieds au plus près de la falaise, comme on le fait dans une pente de neige molle : moyennant quoi le danger de glissade est quasiment nul.

  Le 5 août 2010, Bernard Lajus et Michel Martin ont parcouru la partie sud du chemin des mines et n'y ont trouvé aucune difficulté (sauf un névé, mais on pouvait se faufiler entre la neige et la paroi). Bernard Lajus dit qu'il y aménerait des enfants. Le lendemain Michel Martin et son épouse, et Michel Barrère ont parcouru la partie nord : ils ont sorti la corde pour suppléer à la 3ème main courante (en partant du nord), dont une bonne partie reste descellée.

   Le 5 septembre 2010, l'auteur du site a parcouru la totalité de la traversée du cirque par le chemin des mines (ou camino de Las Pardas) et constaté que l'état du chemin reste, dans les corniches des falaises sud et nord, à peu près le même, sans difficulté majeure, mais nécessitant toujours la même attention dans certains passages croulants. En ce qui concerne l'état des mains courantes, voir les pages de photos prises dans la falaise nord et dans la falaise sud. Seule la 3e main courante de la falaise nord (quand on l'aborde par le nord), toujours dans le même état, pose un problème, mais modéré.
    A noter que cette année 2010, où l'enneigement a été particulièrement tardif, il est resté un peu de neige jusqu'au milieu du mois d'août sur les corniches.

   Le 30 août 2011, Bruno Valcke a parcouru le Camino de Las Pardas dans la falaise nord dans le sens port de Barroude>dôme central. Il fait les observations suivantes : "Le câble de sortie de la corniche est pour ainsi dire non opérationnel, car seules trois broches subsistent dans le rocher sur les huit initiales (deux extrémités et une centrale). Le câble traîne sur le sol est devient plus gênant qu'utile car il faut l'enjamber ou passer dessous en son milieu. Mais, dans l'ensemble, la corniche reste praticable à condition d'avoir le pied montagnard, comme vous le signalez souvent sur votre site. Plus que les passages câblés, ce sont à mes yeux les étroits cheminements sur des graviers d'ampélites, parfois très exposés, qui demandent la plus grande vigilance et me paraissent les plus sensibles à dégradation dans le futur (fortes pluies d'orage par exemple)".

  Le 16 octobre 2011, Philippe Queinnec remonte la vallée de La Gela et, arrivé au port de Barroude, fait un "détour" (!) par le col d'Espluca Ruego, c'est-à-dire qu'il traverse le cirque par le chemin des mines aller et retour ("deux fois c'est mieux qu'une, dit-il, et on profite encore plus de ce parcours vraiment étonnant") en 3 h 30 (il estime que la traversée est de 6 km). La partie sud lui a paru plus facile que la partie nord qui demande un pied sûr, avec une fine sente sur des graviers croulants. Du port de Barroude il monte au pic de Port Vieux et redescend dans la vallée de La Gela par le port Vieux.
   Il décrit l'état actuel du chemin :" la principale main courante (la troisième depuis le port ) est effectivement arrachée et embêtante, comme l'indique Bruno Valcke dans son parcours du 30 août. Ci-joint une photo de la broche de l'extrémité sud de ce câble : on voit bien qu'elle est prête à s'arracher et qu'il vaut mieux ne pas tirer sur la main courante. La partie sud semble plus parcourue, le sentier est à peu près bien marqué tout du long, et bien meilleur que lors de mon premier parcours en 2004. Seule la courte portion de l'éboulement (pas loin du col d'Espluca Ruego) demande de la prudence. Les mains courantes sont dans le même état qu'en 2010".

   La 26 juillet 2012, l'auteur du site a parcouru (au cours de la randonnée qu'il appelle "circuit Lucien Briet") la vire de la falaise nord et a pu constater que si les deux premières mains courantes (en partant du port de Barroude) sont à peu près dans le même état, celui de la troisième est très dégradé : elle n'est plus fixée que par 3 pitons (sur 8 à l'origine), un aux deux extémités et un au milieu ; entre les pitons le câble pend au bord du précipice. Ce qui oblige à faire un peu de gymnastique pour passer sous sa partie médiane, ou l'enjamber. Cette main courante est ainsi devenue plus gênante qu'utile. Heureusement, les passages se multipliant, la couche de débris d'ampélite qui recouvre la corniche s'est tassée et un peu aplanie, ce qui rend le passage plus impressionnant que difficile, quoique demandant toujours de la prudence (photos ci-dessous).

        
   
Le 17 septembre 2012 l'auteur du site n'a pas constaté de dégradations
des mains courantes de la vire de la falaise sud. La troisième en venant du col d'Espluca Ruego est normale ; un des pitons de la deuxième est descellé ; l'état de la première a été amélioré : seul un piton reste descellé.

   Le 15 septembre 2013 Louis de Pazzis (co-animateur de l'association Géolval), ayant dormi au refuge de Barroude, a parcouru le camino de Las Pardas dans le sens Nord-Sud avec trois autres randonneurs. Selon lui : " Le parcours reste délicat par endroits ; sur la falaise nord, la 3ème main-courante reste descellée, nous avions pris une corde pour rassurer les moins expérimentés. Un court névé à franchir au sud du "dôme". Le passage le plus "scabreux" est à mon avis sur la falaise sud,. Il est équipé d'une main-courante [la première rencontrée dans ce sens] en bon état, avec tous les points en place, et se passe donc sans risque majeur. Sur l'ensemble du chemin, difficile de prévoir s'il restera praticable d'une saison à l'autre".

   Le 2 octobre 2014 Philippe Queinnec a parcouru le "Circuit Lucien Briet" et donc au passage la partie du Camino de Las Pardas de la falaise nord ; il a constaté, dit-il à l'auteur du site, que : "la première main courante (en venant du port de Barrosa) est correcte, la deuxième est coupée en deux et partiellement arrachée, la troisième dans le même mauvais état que vous aviez rencontré en 2012".


    
4. Voici une liste (arrêtée fin 2012, non exhaustive, et d'ailleurs appelée à s'allonger) de tels SITES WEB ou BLOGS permettant de se faire une idée des caractéristques d'un tel parcours :

  
 -   dans le présent site voir le récit en images d'une traversée du cirque, aller et retour, réalisée à partir de la cabane du plateau de Liena, le 3 juillet 2005, par des membres du club Les Cadets de Toulouse : cliquer ici
  
   -  le 13 août 2010 la traversée du cirque a été réalisée par des espagnols en VTT, sans doute excellents dans cette spécialité : il n'est pas recommandé d'envisager d'en faire autant, mais il est intéressant de savoir que les passages étroits sur les vires, ou croulants et exposés dans les éboulis, peuvent être franchis avec un VTT sur l'épaule. On trouvera le récit (en espagnol) de cette traversée, avec de belles et impressionnantes photos, dans le blog de Oriol Morgades : cliquer ici  (Les espagnols qui ont fait cette traversée du cirque en VTT par le camino de Las Pardas étaient montés à Chisagües, puis avaient emprunté la piste du plateau de Liena pour gagner le col d'Espluca Ruego et s'y engager sur le camino. Après la traversée ils sont montés au port de Barroude, puis au pic Barrosa, avant de descendre par le cirque à l'Hôpital de Parzan)

    -  en 2011 René Dreuil (de l'association Photo Vidéo Création 47) traverse le cirque avec des amis au cours d'une randonnée au départ des mines du pic Liena, passant par le port de Barroude, le pic de Port Vieux, le port Vieux, et arrivant à la sortie sud du tunnel d'Aragnouet-Bielsa : cliquer ici  pour en voir le compte-rendu. 
 
   -  en 2011 également deux groupe de randonneurs ont effectué la traversée la traversée du cirque de Barrosa par le Camino de Las Pardas (ils en ont rapporté des photos dont certaines ont été retenues pour faire l'objet d'une "traversée en images" du cirque (cliquer ci-contre) :

         *  le 10 septembre des randonneurs de St-Médard-en-Jalles traversent le cirque au cours d'une randonnée au départ de l'Hôpital de Parzan, passant par les mines Luisa, le port et le refuge de Barroude (avec retour le lendemain par le port de Barroude et le fond du cirque après une incursion à la hourquette de Chermentas et au pic de La Géla) : cliquer ici pour lire
dans le blog de ce club de randonneurs le compte -rendu, au début duquel on trouve des liens pour trois albums de photos.
         *
 le 1er octobre des randonneurs du "Club atletico Sobrarbe", d'Ainsa, partis de l'Hôpital de Parzan, montent aux mines de Liena, traversent le cirque par le camino de Las Pardas et reviennent par le port de Barroude et la vallée du rio Barrosa : cliquer ici  (et taper "camino de las pardas" dans la case Buscar) pour voir les très nombreuses photos de la course qui figurent dans le site de ce club (contenues dans 4 albums Picasa web).

   - On peut ajouter à ces traversées du cirque par le chemin des mines illustrées par des photos, celle effectuée dans le sens nord-sud en 2013, les 14 et 15 septembre, par M. Louis de Pazzis (co-animateur de l'association de géologie Géolval) avec trois compagnons de randonnée au cours d'un circuit à partir de l'Hôpital de Parzan, avec coucher au refuge de Barroude atteint par le fond du cirque et le port du même nom, et le lendemain la traversée du cirque par le camino de Las Pardas entre le port de Barroude et le col d'Espluca Ruego, puis la descente par le chemin Luisa : cliquer ici  pour ouvrir la page contenant ces images (ou sur un lien de la page qui est accessible en cliquant sur la vignette ci-dessus)

   - Le 9 novembre 2014 des montagnards espagnols ont traversé le cirque de Barrosa par le "senda de Las Pardas" au cours d'un circuit au départ de l'Hôpital de Parzan passant par le pic Liena, le port de Barroude et le fond du cirque : cliquer ici pour en voir le récit en photos dans le blog "Viviendo la montaña". Ces photos sont en particulier intéressantes en raison d'incrustations précisant l'itinéraire dans la traversée.

  - Le 7 septembre 2015, Yves Caliot et un ami ont, dans une boucle à partir de la vallée de Chisagües, parcouru le Camino de las Pardas du col d'Espluca Ruego jusqu'au "dôme", puis gravi le pic de La Munia à partir des abords du col de Robiñera (par un itinéraire original), d'où ils sont descendu par les lacs de La Munia : cliquer ici pour en voir le récit en images, instructif, paru dans le blog de Yves Caliot "Pyrénées en partage".


   
5. En 2014 et 2015 sont parus trois livres décrivant le camino de las Pardas (ou "chemein des mines") :
     
 - Pyrénées, les randonnées du vertige, de Bruno Mateo, aux éditions Glénat, 2014 : dans ce très beau livre, illustré de magnifiques photos de l'auteur, on trouve (parmi 35 autres randonnées vertigineuses, entre la Faja del Toro à la Peña Montañesa, et la Feixa Tormosa dans la vallée de Pineta), au chapitre 21, pages 106-109, un topo précis, une carte et de belles photos du chemin ;
      
- Passages, les pyrénées du nord au sud, et réciproquement, de Marie Bruneau et Bertrand Genier, aux éditions Cairn, 2014 : au chapitre consacré au port de Barroude (pages 161-175 ; illustré de photos suggestives), intitulé "Géologique", figure le récit
d'un parcours du chemin des mines, avec description littéreaire, historique et géologique, du cirque de Barrosa ;
     -
Randonnées autour du Mont Perdu, Gavarnie - Ordesa, tours des cirques et canyons, de Olivier Guix, aux éditions Version Originale, collection Les topos pyrénéens, 2015 : dans ce livre exhaustif, remarquable par les nombreuses et excellentes photos et par la précision des cartes et des descriptions d'itinéraires, on trouve, dans la description d'une randonnée entre les llanos de La Larri et le refuge de Barroude (pages 42-45), celle de la traversée du cirque de Barrosa par le chemin des mines.

                                      
                                                             
                                                                                       
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