Chemin
des mines
Installations
minières de l'Hôpital de Parzan
Ci-dessus
à gauche, ruines de l'Hôpital
de Parzan (ou "hospice de Bielsa")
telles qu'elles étaient en 1907, photographiées par Jean
Bepmale, (voir la page
de photos consacrée aux photos de Jean Bepmale).
La carte, à droite, indique le probable
emplacement de l'hôpital de Parzan. La construction de la route internationale,
en 1975, en a fait presque disparaître les ruines.
En fait (photos récentes ci-dessus), il existe,
au bord de la route transfrontalière actuelle, entre cette route et
le rio, à l'extérieur d'une légère courbe, 300
m. environ en aval du pont sur le rio Barrosa, un pan de mur (photo à
gauche) à peine visible car noyé dans un massif de buis,
qui pourrait être une partie conservée des ruines de l'hôpital.
Noter que l'arrière-plan
(photo à droite, prise vers l'amont, un peu en amont du massif de buis)
est à peu près le même que sur la photo de J. Bepmale,
compte tenu d'une végétation plus abondante actuellement..
VOIR
AUSSI
- dans ce site :
*
d'autres pages où il est question de l'"Hôpital de Parzan
:
-
surtout celle consacrée aux mines
du pic Liena ;
-
mais aussi celle consacrée à Franz
Schrader et aux pionniers du pyrénéisme
;
*
et, au sujet des hôpitaux ou hospices en
général, les pages où il est question :
-
de la "chapelle
de Templiers" (principalement dans la note 6) ;
-
du port de Plan
(voir notamment la partie histoire des échanges sociaux et économiques
entre les deux versants des Pyrénées).
- le
site de Patrice Soutoul
|
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*
<
Depuis un épaulement du flanc gauche de la
vallée de Barrosa (la Punta Chusto), vue générale
(avec calque explicatif ci-contre) du site auquel l'Hôpital de Parzan
a donné son nom, et de ses installations minières (dont
on distingue bien les déblais), au confluent des rios Pinara (à
droite) et Barrosa.
Elle montre les rapports de ces installations avec les
mines du pic Liena, la haute vallée du rio Barrosa,
et le cirque
Plan des installations
minières de l'Hôpital de Parzan
telles qu'elles sont actuellement, en ruines pour la plupart et noyées
dans la végétation.
A
gauche, vue sur la "Casa Bosar" qui était,
entre 1912 et 1928, le siège de la direction de la Société
des Mines de Parzan, et où logeaient le directeur et les ingénieurs.
Au milieu, la façade de la "Casa Bosar".
A droite, photo datant de 1938, prise
devant la Casa Bosar.
Pendant l'épisode de la guerre d'Espagne dit
"la bolsa de Bielsa" (poche
de résistance dans la haute vallée du rio Cinca,
au printemps 1938, de la
43e division de l'armée républicaine espagnole, face à
l'armée franquiste),
le chef de celle-ci,
Antonio Beltran, y avait établi son quartier général
(voir une page contenant un court récit, avec une carte, de cette "Bolsa
de Bielsa" , et une autre consacrée à des photos
illustrant l'exode des populations vers
la vallée d'Aure par le Port Vieux).
La photo en noir et blanc (à droite, provenant
du musée de Bielsa) a été prise le dimanche 15 mai
1938, devant la casa Bosar (dont on reconnait les auvents). A partir de la
gauche, la première personne est le général Vicente
Rojo, chef d'Etat-Major Central de l'armée républicaine,
la deuxième est Antonio Beltran, et la troisième Juan
Negrin, le chef du gouvernement de la Républque espagnole. A la
tête d'une délégation gouvernementale, ils son venus secrètement
de Tarbes par le port de Barroude, dans l'intention de s'informer, donner
des instructions, remonter le moral des troupes et se faire photographier
par la presse à leurs côtés, afin de soutenir l'héroïque
résistance de
la 43e division républicaine
(La Bolsa de Bielsa, par Antonio Gascon Ricao, édité par
la Députation de Huesca et le musée de Bielsa, p. 129 [note
1]).
L'hiver, la vue est meilleure
sur la "Casa Bosar", à gauche, et les ruines du laboratoire,
à droite.
Autres
photos des installations minières,
montrant, de gauche à
droite :
- les ruines des logements des ouvriers ;
- sur un abreuvoir (visible sur la photo précédente),
l'inscription d'une date, 1924, une des dernières années de
fonctionnement des installations minières ;
- la centrale électrique, au bord du torrent,
et le transformateur, à gauche.
Photos de l'ancien équipement générateur
d'électricité encore présent dans la centrale électrique
en 2010, avant son remplacement en 2011 (voir plus loin : rénovation
de 2011).
(l'auteur du site remercie M. Louis de Pazzis, géologue,
membre et co-animateur de sorties au sein de Géolval,
association de vulgarisation de la géologie des Pyrénées,
de lui avoir communiqué la photo en haut à gauche, prise par
lui à la mi-juillet 2009 ; les autres photos sont de Patrice Soutoul).
Par ailleurs une visite, filmée
par Patrice Soutoul, de
l'ancien équipement de la centrale, est visible (accompagnée
par le bruit du torrent) sur Youtube en 2 parties : une première
partie
de 6mn 10, et une deuxième
partie de
1mn 15.
Vues
d'ensemble montrant l'envahissement
des installations minières par la végétation (au
fond, le pic Robiñera) (note 2)
:
- en haut : à gauche, l'Hôpital
de Parzan en septembre 1963 ; à droite, photo plus récente.
- en bas : l'hôpital de Parzan
actuellement, en avril à gauche, en juin à droite.
En
2006 ont été mis en place à l'Hôpital de Parzan,
le long du chemin d'accés au cirque de Barrosa, notamment sur l'esplanade
qui domine les installations minières, 5 panneaux d'information
sur les minerais exploités et leur formation, sur les mines et leur
exploitation, sur les installations minières, etc..(note
3). Les textes sont en espagnol, anglais et français. Les
photos ci-dessus montrent le dernier panneau, à l'extrémité
de l'esplanade (qu'on voit à gauche). Il renseigne sur les installations
minières de l'Hôpital de Parzan. Sur la photo de gauche on voit
la conduite forcée amenant l'eau du rio Barrosa à l'usine hydro-électrique.
(Voir
d'autres photos de l'Hôpital de Parzan et de ses abords dans une page
de photos)
*
Croquis
des installations minières telles qu'elles étaient dans les
années 1910 (précisément
1919 ; d'aprés un plan figurant à la p. 48 du livre "Rapports
historiques de la vallée de Bielsa avec la France", édité
par la mairie et le Musée ethnologique de Bielsa).
Photos
anciennes des installations de l'Hôpital de Parzan, prises
à une époque où la végétation était
beaucoup moins abondante qu'aujourd'hui
(voir ci-dessous
d'autres photos anciennes, datant de 1924)
:
- à gauche : au centre de la photo, on voit
la station inférieure du câble aérien des mines du
pic Liena, avec, sur un plan incliné, le système de mise
en tension du câble (un chariot chargé de cailloux se déplaçant
sur des rails) ; à gauche : des ateliers ;
- à droite : on voit surtout, au fond, l'immense
toit de la laverie où le minerai était traité
pour le trier et le débarrasser de sa gangue avant son transport en
France, jusqu'au Pont du Moudang, par l'autre
câble aérien, transfrontalier ; en se rapprochant de l'objectif
: le laboratoire, la station du câble de la France, le transformateur
et la centrale électrique ; en haut : des logements.
< Une
action, de 250 Francs, de la Société des Mines de
Parzan qui a exploité les mines du pic Liena, à partir de
1912, à l'aide des installations minières de l'Hôpital
de Parzan et des deux câbles aériens de marque Etcheverry, l'un
pour descendre le minerai de plomb argentifère des mines, l'autre pour
le transporter en France. En raison de la chute des cours de l'argent en 1926
la société met fin à l'exploitation des mines en 1928.
Elle a été mise en faillite 9 ans plus tard.
Trois
vues d'ensemble :
1 -
Direction
2
- Administration
3 - Laverie
4 - Laboratoire
(qui ne figure pas sur le plan de 1919)
5 - Magasin
6 - Atelier
7 - Transformateur
8 - Douane
9 - Maison des employés (qui
ne figure pas sur le plan de 1919)
10 - Cantine
11 - Station de déchargement du
câble des mines Luisa
12 - Station de chargement du câble
de France
13 - Canal d'amenée de l'eau
14 - Conduite forcée pour la centrale
électrique
15 - Conduite d'eau pour la laverie
16 - Voie de la station de déchargement
du câble des mines Luisa à la laverie
17 - Voie de la laverie à la station
de chargement du câble de France
18 - Gorge du rio Barrosa
19 - Chemin de la France
20 - Cirque de Barrosa
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Des haldes, la laverie, et la conduite forcée pour la centrale électrique | La centrale électrique |
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La station de déchargement du câble des mines Luisa | La station de chargement du câble de France |
*
ANNEE
2011 :
Après un long sommeil dans une
végétation envahissante, les vestiges des installations minières
de l'Hôpital de Parzan ont évolué. Une entreprise a effectué
d'importants travaux pour moderniser et remettre en fonctionnement le système
de production d'electricité (canal de dérivation de l'eau
du rio Barrosa, conduite forcée, centrale electrique) :
- une large piste donnant accès à la centrale
a été aménagée à travers les anciennes
installations, derrière la casa Bosar, prolongeant celle qui se détache
de la piste du cirque peu après son départ de la route ;
- à l'intérieur de la centrale l'ancienne
machinerie a été enlevée en vue de son remplacement par
du matériel moderne ; son toit a été refait ;
- l'ancienne conduite forcée, laissée provisoirement
en place (puis supprimée) a servi de support à un rail destiné
à faciliter l'installation d'une nouvelle conduite, avec, en haut de
celle-ci, construction d'un nouveau réservoir ;
- le canal de dérivation, la prise d'eau au torrent
et les vannes qui permettent sa régulation, ont été restaurés
ou remplacés ; des pistes ont été aménagées,
aux dépens de la forêt, pour permettre ces travaux, notamment
une qui longe le canal de dérivation, et une autre, large, donnant
accès à la nouvelle prise d'eau ;
- un raccordement à la ligne électrique qui
parcourt les vallées des rio Pinara et Barrosa a été
effectué, en aval de l'Hôpital de Parzan.
A la fin du mois de mars 2012 cette installation hydro-électrique
ne fonctionnait pas, en raison (semble-t-il) d'un faible débit de l''eau
dans le rio Barrosa. En revanche l'eau était
abondante dans le canal de dérivation au mois de juin 2013 (voir
une page de photos).
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NOTES
:
1.
D'après
une autre source ("Les années rouges", de Mariano Constante,
édition du Mercure de France, 1971, p.88) la délégation
gouvernementale est venue de France par un des cols transfrontaliers, mais
le président Negrin, Vicente Rojo, et le chef de l'armée de
l'Est l'ont rejointe avec un avion qui atterit sur le petit terrain
de la vallée de Pineta récemment aménagé.
Au cours du séjour il y eut des récompenses
et des promotions. La délégation visita les avant-postes (aux
barricades d'Escalona un sergent aurait été bléssé
à côté de Négrin).
Les représentants du gouvernement espagnol étaient
venus en France demander l'envoi aux défenseurs de la bolsa de Bielsa,
de matériel, de ravitaillement et de médicaments en raison du
refus catégorique du gouvernement français, en vertu du principe
de "non-intervention", de laisser passer de nouveaux volontaires
pour lutter avec les républicains espagnols. Ils n'obtinrent que le
passage de farine et de dons, envoyés par les organisations antifascistes
françaises.
2. Les
vues composant le montage ci-dessous, datant de 1977, montrent que la végétation
était alors nettement moins envahissante, et les installation moins
ruinées :
3.
Voici ci-dessous des documents figurant
sur ces panneaux d'information :
En haut :
une "vue idéale" schématique (dessiné
à partir du croquis ci-dessus) des installations minières telles
qu'elles étaient probablement dans la période où elles
ont fonctionné (soit plus précisémént dans les
années 1910) ;
En bas :
carte géologique de la région de la région de
la sierra de Liena, où sont tracées les failles, notammenr celles,
surlignées en jaune, où se situent les filons exploités.
Carte de la région de Bielsa
localisant les différentes mines.
"Vue idéale" du câble
transpyrénéen, et profil topographique où
on peut comparer les distances entre l'Hôpital de Parzan et El Grado
(proche de Barbastro) à droite et l'Hôpital de Parzan et Saint-Lary
à gauche.
Las Devotas est le nom du défilé
qui constituait un obstacle important : pour le surmonter la route devait
monter à plus de 2000 m sur le versant oriental de la vallée
du rio Cinca ; la liaison entre Lafortunada et Salinas n'y a été
établie qu'en 1917.
Page mise à jour le 24 février 2021